La Belgariade- David et Leigh Eddings 
Quatrième de couverture Et les Dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Ah! Que le monde était jeune, que les mystères étaient limpides! Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié ; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours, d'un long sommeil hanté par la souffrance.
Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages ne parlent plus qu'aux initiés, mais ils sont formels : Torak va s'éveiller. Et justement l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses.

Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort? Dans cette partie d'échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l'Orbe, désigné par les présages, mais qui n'est encore qu'un petit garçon jeté sur les routes par une venteuse nuit d'automne. Un simple pion, et si vulnérable...



Mon avis
C'est le premier "vrai" cycle de Fantasy que j'ai lu, il y a de cela quelques années. J'en garde un très bon souvenir. Si mon jugement est beaucoup plus réservé que l'impression que j'avais au sortir de la lecture, je reste enthousiaste. Voyons différents aspects de ce cycle de 5 tomes…

L'histoire : A priori, il n'y a rien de totalement original. La lutte contre l'anéantissement du monde est un poncif du genre. La progression d'un jeune premier qui doit quitter un lieu d'enfance idyllique l'est aussi. Bien qu'un affrontement final entre le héros et le "méchant" semble rapidement inéluctable, le cycle propose tout de même une intrigue intéressante, avec des rebondissements mais surtout l'évolution de Garion, le personnage principal. L'intrigue est globalement rondement menée. S'il y a des baisses dans la tension, cela ne vient pas de trop longs passages, mais plutôt de faiblesses structurelles.

Le monde : L'une des forces du cycle réside à mes yeux dans la grande variété de peuples qui habitent le monde de la Belgariade. On parcourt avec les héros des régions très diverses avec des caractéristiques bien affichées. Comme pour les personnages (cf. infra), on peut le déplorer, car certaines peuplades et certains pays tombent trop dans la caricature. Cela a son bon côté, avec quelques touches plutôt marrantes (par exemple les Drasniens, un peuple obsédé par l'espionnage, avec des espions espionnant d'autres espions…). J'ai bien aimé cet aspect, même si plus de nuances ne m'auraient pas du tout dérangées.

Les personnages : Les personnages sont très variés, avec des caractères très différents. La plupart attisent la sympathie du lecteur. Si tous on un caractère bien affirmé, clairement perceptible, on peut néanmoins parfois le regretter, comme pour la description du monde. En effet, leur aspect caricatural peut déranger. Cela manque de nuance (une fois encore) et de réalisme. Ensuite, tout dépend de la perception de chacun. Ces traits forcés peuvent déranger tout comme ils peuvent rendre les personnages très attachants. Quoi qu'il en soit, on retrouve des personnalités assez exceptionnelles (Belgarath, Silk, Barak), d'autres vraiment "particulières" (Mandorallen) ou encore des caractères forts (Polgara, C'nedra…).

Le langage : Les livres se lisent très rapidement, facilement. Le ton est globalement assez léger et de nombreuses touches d'humour rendent la lecture attrayante. Une fois encore, la perception de chacun peut être très différente à ce sujet. J'ai personnellement beaucoup aimé ce ton enjoué ainsi que l'humour présent dans les différents tomes. L'"esprit" de la Belgariade se veut divertissant.

Bilan : Je le répète, à l'époque j'avais beaucoup aimé. Avec le recul, je considère qu'il ne s'agit pas du meilleur cycle de Fantasy existant. Néanmoins, la lecture de la Belgariade reste un très bon moment de lecture, avec une histoire palpitante, des personnages savoureux, pas mal de touches d'humour… bref un divertissement bien agréable. Et une très bonne introduction à l'univers de la Fantasy…

En bonus, l'avis d'Elbakin sur La Belgariade : http://www.elbakin.net/fantasy/cycle/la-belgariade-236


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Le Troisième Combattant- Dr Marcel Junod 
Résumé:
Marcel Junod était un médecin membre du CICR. De son départ un peu par hasard de l'hôpital de Mulhouse, où il officiait comme interne, au cataclysme d'Hiroshima, Junod partage certaines expériences qu'il a vécues en tant que délégué de la Croix Rouge. Et il en a vécu, des événements tragiques : Guerre en Éthiopie, Guerre d'Espagne, Deuxième Guerre mondiale (Grèce, Allemagne, Japon).

Au travers de cette autobiographie humanitaire, Junod retrace la vie d'un délégué à l'époque, une sorte de baroudeur très indépendant, à la vie palpitante.

" Un témoignage du Dr Junod sur les missions qui l'ont conduit, de 1935 à 1945, en Abyssinie, où il vécut les bombardements au gaz moutarde, puis en Espagne, en Pologne, en Allemagne, et enfin au Japon, où il fut l'un des premiers médecins étrangers à constater les effets terribles de la bombe atomique larguée sur Hiroshima. A travers ce récit, le lecteur découvre le travail d'un délégué du CICR, travail difficile, parfois dangereux, mais toujours passionnant."



Mon avis:
C'est un très bon livre. Dans un langage simple, clair, Marcel Junod nous raconte des moments forts de sa carrière. Il a vécu de véritables aventures, des situations très difficiles et, au final, ce livre constitue un très beau témoignage. La lecture se fait simplement et rapidement, tant certains événements sont passionnants malgré eux.

Je retiendrai quelques éléments (parmi tant d'autres) : l'armée italienne qui bombarde les ambulances de la Croix rouge en Ethiopie, une violation flagrante des CG et l'utilisation d'armes chimiques. Lors de ses activités durant la guerre d'Espagne, j'ai été très frappé par les échanges de prisonniers, toujours à risque et surtout par les messages Croix rouge. Junod prend l'exemple de messages totalement censurés, où ne subsistait que la signature du détenu, mais qui arrachaient des larmes de bonheur aux familles qui les recevaient, tout simplement parce qu'une unique signature était la preuve que la personne était encore en vie.

La Deuxième Guerre mondiale constitue une partie importante du livre. Les descriptions de la famine en Grèce sont assez dures et les moyens pour la surmonter semblent dérisoires. Il est par contre impressionnant de voir Junod et ses collègues convaincre les amirautés anglaises et allemandes de laisser passer des navires du CICR. Il faut pour cela dire précisément où et quand vont passer ces navires, aucun retard n'étant permis et s'assurer qu'aucun des belligérants de va s'en prendre au navire. . La ténacité avec laquelle les délégués ont lutté est vraiment impressionnante. On découvre le quotidien de personnes qui doivent affronter la misère du monde du matin au soir, avec bien souvent un manque de ressource problématique.

Enfin, la dernière partie du livre est à mon sens la plus importante. Suite à un voyage épique à travers toute la Russie, Junod atteint le Japon. Il doit y effectuer une nouvelle mission comme délégué. Peu de temps après, une bombe nucléaire explose sur Hiroshima. Il sera en fait le premier non-japonais à atterrir à Hiroshima après l'explosion de la bombe et à aider les secours locaux. La situation humanitaire est désastreuse et Junod ira parlementer jusqu'au général McArthur pour obtenir du matériel médical. De nos jours encore, la ville d'Hiroshima lui rend chaque année hommage pour les services qu'il a rendu aux survivants. Etant un des premiers occidentaux à avoir vu les ravages de la bombe, il ne peut que conclure son ouvrage par une exhortion à ne plus jamais utiliser ce genre d'armes.

En lisant cette petite critique, on voit tout de suite que le contenu du livre est vraiment digne d'intérêt. Il retrace un parcours de vie assez exceptionnel (et encore, Junod a eu une carrière vraiment intéressante après la guerre, à l'UNICEF ou comme prof de médecine) dans une période difficile. La lecture, très facile, rend le livre très attrayant.

Finalement, le meilleur moyen de résumer ce livre, c'est de citer le titre d'une page web qui lui est consacrée :

Il s'est bagarré à mains nues avec des pillards lors de la prise d'Addis Abeba par les troupes italiennes. Il a négocié la vie des otages pendant la guerre d'Espagne. Pris pour un espion, il fut arrêté par la Gestapo à Berlin. Il fut aussi le premier médécin étranger à aider les victimes de la bombe atomique à Hiroshima. Portrait d'un délégué d'exception... (http://www.icrc.org/web/fre/sitefre0.nsf/html/5YVLNM)


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HMS, Les Vaisseaux de sa Majesté- Roussel, Seiter 


Quatrième de couverture

Septembre 1795.
L'Angleterre, en guerre centre une partie de l'Europe, doit également développer son empire colonial pour compenser la perte de ses colonies américaines. Pour recruter les équipages nécessaires à sa gigantesque flotte, la Navy envoie ses " press gang " à terre pour rafler des hommes valides sur le littoral. C'est ainsi que John Fenton, un jeune étudiant en médecine, se retrouve comme simple matelot à bord du H.M.S.
Danaë. Très rapidement, il devient médecin du bord, mais cette activité ne sera bientôt qu'une couverture : son flair et sa perspicacité en font un enquêteur idéal pour l'Amirauté. Dans une atmosphère digne de Master and Commander, des enquêtes policières haletantes signées Roussel et Seiter.


Mon avis

Superbe série! A la lecture de l'intégrale des 4 premiers tomes (le 5e est en préparation), j'ai vraiment été conquis par les aventures du Dr. Fenton. Je commence par l'histoire: les premiers volumes nous permettent de découvrir deux histoires différentes, deux enquêtes "policières". Elles sont très bien construites selon moi puisqu'on ne comprend les tenants et les aboutissements que vers la fin. A chaque fois, nous sommes en présence d'une histoire principale avec Fenton et, de temps à autre, quelques bulles consacrées à une histoire parallèle, le tout se recoupant à la fin.

Les dessins sont aussi très bons. Je ne suis pas un spécialiste des navires mais je trouve les planches réalistes et je me suis facilement immergé dans le "monde" décrit. Les personnages sont peut être un peu moins bien dessinés mais j'apprécie quand même. Le 4e de couverture le compare au film "Master and Commander" (ou au livre qui l'a inspiré). La comparaison tient la route. En effet, on retrouve l'atmosphère de la marine anglaise, la vie à bord et ces navires impressionnants. Bon je dis ça mais j'avais adoré ce film fabuleux. Donc...



Pour infos, les auteurs tiennent un site que je viens de découvrir. Il est très complet et pour les gens intéressés par cette BD, un petit tour s'impose, ne serait-ce que pour observer quelques planches: http://hmsbd.free.fr/


Bref, une très bonne surprise et une série que je ne saurais que vous recommander.

PS: Ah oui j'oubliais. Sur le site des auteurs, Roussel (co-auteur mais aussi compositeur) nous propose quelques morceaux issus de son imagination pour accompagner la lecture. Je viens juste de commencer l'écoute et n'ai pas encore un avis sur la qualité de la musique, mais je trouve la démarche très originale! Pouvoir associer différentes formes d'art pour une seule et même oeuvre, c'est vraiment intéressant. En tout cas chapeau pour l'idée.


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Un Souvenir de Solferino- Henry Dunant 
« N'y aurait-il pas moyen, pendant une époque de paix et de tranquillité, de constituer des sociétés de secours dont le but serait de faire donner des soins aux blessés, en temps de guerre, par des volontaires zélés, dévoués et bien qualifiés pour une pareille oeuvre? » (Henry Dunant)

« On sort de ce livre avec le maudissement de la guerre » (Frères Goncourt)



Résumé

En 1859, Henry Dunant, homme d’affaire genevois se rend en Italie pour rencontrer Napoléon III. Il cherche à s’octroyer une concession pour l’Algérie. Il arrive à Solferino au terme de la bataille du même nom, entre la France et l’Autriche. Il y découvre une vision d’horreur. En effet, plus de 40'000 soldats des deux camps gisent, morts ou blessés (c’est l’une des batailles les plus meurtrières du XIXe siècle). Epouvanté et bouleversé, Dunant s’investit alors corps et âme pour ces blessés, avec l’aide des habitants de la région.

De retour à Genève, il n’arrive pas à surmonter cette épreuve. Pour exorciser son traumatisme, il décide de mettre par écrit ce qu’il a vu à Solferino…


Mon avis

J’avais lu ce livre il y a quelques années avec quelques difficultés et l’ai relu dernièrement. Je commencerai par son point négatif : le langage. En effet, la manière qu’a Dunant pour présenter la bataille puis ses activités au terme de celle-ci est assez désuète. Sa manière d’écrire est d’un autre temps et il n’a pas le talent nécessaire pour rendre son style immortel. Si lors de sa publication le livre a eu un impact immense (les frères Goncourt ont par exemple été très marqués en le lisant), cet effet a un peu perdu de sa force et certaines formulations prêtent à sourire.

Cependant, il reste très puissant. Car malgré le manque de sensibilité qu’on pourrait avoir par rapport au langage, il y a le contenu qui reste bien présent. Et c’est franchement un témoignage assez terrible, où Dunant raconte l’horreur d’un champ de bataille, et surtout la tragédie des morts et blessés abandonnés à leur sort. De le voir abandonner son objectif premier, de rassembler les forces civiles autour de lui et d’investir son propre argent afin d’abréger les souffrances est vraiment très prenant. A l’époque, aider les blessés ennemis était très mal vu. Dunant a réussi à faire admettre que tous méritaient un peu d’aide et de réconfort. Ses moyens étaient très limités et bien souvent lui et les gens de la région ne pouvaient qu’apporter un peu d’eau, rédiger une lettre d’Adieu pour les mourants, essayer de les aider à mieux supporter leur agonie…

Le témoignage est à ce niveau vraiment fort et assez bouleversant. Mais au delà de l’horreur de la guerre, il est aussi un porteur d’espoir, du moins pour l’époque. « Tutti fratelli », c’est l’expression qui a été utilisée pour expliquer la nécessité de soigner tout le monde sans distinction. Cet événement de Solferino, raconté par Dunant, est le témoignage vivant de l’apparition de l’action humanitaire. Et c’est ce calvaire qui va donner l’idée (ô combien logique de nos jours) de créer une société chargée de s’occuper des blessés de guerre. Je ne détaille pas plus ses propositions dans mon texte. Le hasard aura fait qu’un homme en voyage d’affaire allait, face à l’horreur, être à l’origine d’un formidable mouvement.

En effet, ce livre est fondateur à plusieurs titres. Lors de sa parution, en 1862, il a bouleversé ses lecteurs dans l’Europe entière. L’année suivante est fondée le Comité international de la Croix Rouge (CICR) ainsi que plusieurs Sociétés nationales. Il s’agit tout simplement de la plus vieille organisation humanitaire au monde existante. Et, en 1864, la première Convention de Genève est signée, marquant le véritable début du Droit International Humanitaire (DIH). Depuis, le DIH a énormément évolué et tous les Etats de la planète son signataires des Conventions de Genève de 1949. Malheureusement, Dunant a ensuite vécu dans la misère et plus ou moins oublié de tous. Ce n’est qu’au début du XXe siècle qu’il sortira de l’oubli et sera le premier homme à recevoir le Prix Nobel de la Paix, en 1901.

Par son livre, Henry Dunant a donné un nouveau sens au concept d’humanité et a été à l’origine du plus grand mouvement humanitaire au monde. En effet, si l’on rassemble le CICR et toutes les sociétés nationales de la Croix Rouge et du Croissant Rouge, on atteint de nos jour un mouvement de plus de 90 millions de personnes. La force de Dunant aura été de réaliser que la guerre est hélas inévitable et que, plutôt que de faire de l’idéalisme inutile, il était plus intelligent d’agir dans la guerre et d’essayer d’atténuer ses souffrances, plutôt que de vouloir l’interdire sans succès. Malgré sa faiblesse (selon moi) dans la forme, le fond reste et « Un souvenir de Solferino » demeure un formidable témoignage.

Vous pouvez télécharger gratuitement le livre, avec un petit commentaire sur la posterité des propositions de Dunant et avec le Texte de la première Convention de Genève.
Et ça se passe ici : http://www.icrc.org/Web/fre/sitefre0.nsf/htmlall/p0361 (possibilité aussi de le commander « en vrai » pour un prix ridiculement bas)
PS : Nous avons fêté en 2009 les 150 de la bataille et les 60 ans des 4 Conventions de Genève



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La Malerune- Pierre grimbert & Michel Robert 
Présentation

La Malerune est un cycle de Fantasy francophone en 3 tomes. Le premier "Les armes des Garamont" a été écrit par Pierre Grimbert (connu dans le milieu de la Fantasy). "Le dire des Sylphes" et "La belle Arcane" ont eux été écrits par Michel Robert.

4e de couverture:
Une bien étrange paire se présente aux portes du château Garamont : un sorcier autoritaire et susceptible accompagné d'un homme-loup aussi effrayant que noble de cœur. Pour la jeune Ariale, retenue prisonnière dans sa propre chambre par un tyrannique monstre connu, il ne peut s'agir que du chevalier Eras, parti trois ans plus tôt dans une quête mystérieuse. Va-t-elle enfin échapper à sa prison et apprendre ce qu'il est advenu de son père ?


Mon avis

J'ai dévoré le premier tome. Certes, il n'a rien de totalement original, mais j'ai beaucoup aimé ce début d'histoire, ce monde Fantasy avec une connotation médiévale, mais tout en y intégrant des personnages tirés de nos imaginaires (j'avais d'ailleurs ressorti mon encyclopédie des esprits de la nature en lisant le premier tome). L'écriture est très bonne, les personnages intéressants et l'histoire annonce quelque chose de bien. Le monde est également intéressant, avec un côté "double-face" (un monde avec 2 facettes semblables géographiquement, 2 plans d'un même monde). Bref, j'ai beaucoup aimé ce bouquin et c'est avec envie que j'ai commencé la lecture du tome 2.

Malheureusement, plus je lisais, plus j'avais de la peine à continuer. L'histoire devient parfois ennuyeuse, les héros sont souvent pris dans des situations similaires et ne s'en sortent qu'avec chance. Les héros deviennent très caricaturaux et souvent ne méritent pas leur statut (Zétide, le "puissant sorcier" est franchement assez nul par moment). On voit bien rapidement poindre une histoire d'amour (censée être originale?) assez vite et franchement je la trouve assez pénible. Est-ce dû au changement d'auteur? Possible, car j'avais l'impression de reprendre la suite d'une histoire que j'avais commencée, mais dans un remake faiblichon. Peut-être que Michel Robert est un bon auteur, mais il faudrait pour mieux en juger lire une histoire issue uniquement de sa plume et de son imagination.

Que dire de la fin ? Et bien, malgré un événement assez surprenant (où j'ai vraiment été bluffé), c'est d'un classicisme absolu avec SPOILER une fin gnangnan, des méchants d'un coup gentils, bien évidemment on sait que c'est la petite qui va sauver tout le monde et qu'elle est super mature pour son âge et que toute la famille sera réunie et que les amoureux vont se marier etc. FIN DE SPOILER

Au début je me disais que la Malerune faisait un très bon cycle d'introduction à la Fantasy (des "races" issues de nos cultures populaires, très agréable à lire, une jeune héroïne vraiment attachante et choue, un cycle pas trop long etc.), mais au final, je trouve qu'il y a certaines scènes de violence assez crues. Et cela jure un peu avec d'autres moments vraiment guimauves. C'est dommage car parler de cette violence moins explicitement aurait un peu "sauvé" ces livres à mes yeux car ils auraient pu faire une bonne lecture pour les jeunes. Ou alors j'aurais préféré quelque chose d'adulte et enlever un peu de ces bons sentiments un peu énervants à la longue.

Bref, vous l'aurez compris, ce cycle est une déception, déception d'autant plus grande que j'avais vraiment été happé par le premier tome. Dommage...

PS : pour contrebalancer mon avis (et ne pas vous dégoûter de lire ce cycle qui est je le rappelle vite lu), voici la critique faite sur Elbakin: http://www.elbakin.net/fantasy/romans/malerune.htm

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La Horde du Contrevent- Alain Damasio 
Quatrième de couverture


Un groupe d'élite, formé dès l'enfance à faire face, part des confins d'une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l'origien du vent. Ils sont vingt-trois, un bloc, un noeud de courage: la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromaître et géomaître, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d'un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou.

Expérience de lecture unique, La Horde du Contrevent est un livre-univers qui fond d'un même feu l'aventure et la poésie des parcours, le combat nu et la quête d'un sens profond du vivant qui unirait le mouvement et le lien. Chaque mot résonne, claque, fuse : Alain Damasio joue de sa plume comme d'un pinceau, d'une caméra ou d'une arme... Chef-d'œuvre porté par un bouche-à-oreille rare, le roman a été logiquement récompensé par le Grand Prix de l'Imaginaire.


Mon avis


Magistral ! Attiré par de très bonnes critiques lues sur le net, j’ai attaqué ce livre en ayant des exigences de lecture assez hautes. Je n’ai pas été déçu… Ce livre est un pavé, mais sa lecture se révèle passionnante, envahissante même.

Comme l’indique le quatrième de couverture, il s’agit vraiment d’une expérience de lecture, et ce grâce à une façon d’écrire tout à fait originale. Le roman commence ainsi à la page 700 et « descend » jusqu’à la page 1 (mais on le lit bien comme un livre normal, et non à l’envers comme les mangas).

Le point le plus impressionnant se trouve dans la variété d’écriture. Chaque membre de la horde est distingué par un signe (omega, pie, parenthèse, triangle, etc.). Il y a un marque-page ajouté au livre avec les explications, qui est qui, et quel symbole le représente. Le livre est ensuite écrit en différents paragraphes avec à chaque fois ces signes distinctifs afin que l’on sache qui décrit l’action. Et pour chaque personnage, l’auteur adopte un style différent, un vrai tour de force !

Ce côté stylistique m’a vraiment impressionné, car la façon de parler et de décrire les événements par certains personnages est vraiment travaillée. Tant la syntaxe que le vocabulaire ont été peaufinés, c’est vraiment génial. Cette narration multiple ne constitue pas une nouveauté, mais je la trouve aboutie. La richesse du langage est en général vraiment appréciable, tant dans le registre du langage populaire que du langage soutenu, mais aussi dans la maîtrise de la langue que possède l’auteur.

Enfin, d’un point de vue « technique », je termine avec une sorte de combat rhétorique qu’il y a dans le roman, un véritable délice pour les amateurs de la langue française. Le jeu du palindrome, par exemple, est vraiment savoureux (ex. « Engage le jeu que je le gagne », réponse de l’adversaire « L’âme sûre ruse mal » etc. etc.). Ce passage est vraiment exceptionnel !

L’histoire, elle, se révèle également digne d’intérêt, simple mais avec tout un monde complexe qui se profile peu à peu tout autour de la horde. Il y a un côté « scientifique » ou « mystique » assez développé tout autour de ce monde étrange. Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher le plaisir, mais vraiment cette idée de créer une horde devant traverser un monde parcouru par les vents à pieds afin de connaître et comprendre les 9 formes du vent à la recherche de l’extrême aval va amener les « héros » à faire face à de nombreuses difficultés. Cela amène de nombreux questionnements sur le sens de leur quête, sur la façon de vivre dans un groupe de 23.

Finalement, la transition est facile vers les membres de la horde. Certains personnages sont plus développés que d’autres, mais au fil de la lecture, on apprend à vraiment apprécier non seulement les individualités, mais aussi la horde dans son entier, en tant qu’entité composée de personnes très liées entre elles. Les membres de la hordes vivent ensembles depuis plus de 30 ans et forcément ils ont atteint une espèce d’osmose, malgré leurs fortes différences. Je ne vous cacherai pas qu’il y a des pertes, et qu’à chaque fois, c’est prenant, car on vit la tristesse des personnes survivantes. A ce niveau, on ressent beaucoup d’empathie pour la horde.

Bref, vraiment un livre que j’ai adoré. Il s’agit bien de SF d’une qualité digne des grands romans. Ma critique est d’ailleurs bien courte et incomplète pour vraiment rendre compte de la richesse de ce bouquin.

PS : en bonus, le site sur le livre, avec des artworks http://www.lahordeducontrevent.org/
PS2 : dans la version grand format, il y a un CD avec la « bande originale » du livre, que je n’ai pas écoutée puisque j’ai acheté la version poche.

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Téméraire- Naomi Novik 
Présentation des livres

Début du XIXe siècle, Angleterre et France napoléonienne s'affrontent. Mais, dans ce monde, les dragons existent et constituent des forces aériennes pour chacune de ces puissances.

Lors d'une prise d'un navire français, le capitaine de frégate Will Laurence met la main sur un oeuf de dragon. Cependant, ce dernier éclot en mer et le jeune dragon accepte de ce faire arnacher par Laurence. Il devra dès lors devenir son "compagnon" et entreprendre une formation afin d'intégrer les aerial corps.

Le premier tome raconte ce début d'amitié entre l'homme et le dragon, sa formation et les premiers combats contre la France. Il y a beaucoup de détails sur leurs petites habitudes (parfois un peu lourds, on a compris qu'ils mangent beaucoup). Dans les tomes suivants, les deux héros vont passablement voyager avec leur équipage, allant jusqu'en Chine par exemple. Tout au long de leurs aventures, ils rencontreront une multitude de dragons différents.


Mon avis

J'ai lu les 4 tomes traduits de cette série et attend avec impatience la suite. J'en suis le premier surpris, mais j'ai beaucoup aimé ces petits livres.

L'idée, tout d'abord est originale: faire de la fantasy dans un cadre historique précis. Il est amusant de voir un monde ayant existé, mais avec la présence de nombreux dragons, de nombreuses races et toute une organisation autour. Ces dragons armés me font d'ailleurs penser à la Royal Airforce pendant la 2e Guerre, lorsqu'elle faisait face à l'invasion allemande. L'histoire est en plus intégrée à des événements réels (Trafalgar, bataille de Iéna), revisitant la vraie histoire en intégrant cet élément dragonesque. Et ça j'ai trouvé vraiment sympa.

Moins positif, je trouve des éléments un peu énervants, comme par exemple le côté très coincé de Laurence, ou parfois les remarques un peu gamines de Téméraire (certes, c'est un jeune dragon, mais cela ne colle pas à l'intelligence qu'il est censé avoir). Certains dialogues sont parfois dans le même acabit.

Néanmoins, la lecture reste sympathique, originale et assez légère. Leurs aventures sont assez agréables, malgré quelques longueurs et cela constitue à mes yeux un bon divertissement. Même s'il ne s'agit pas d'une toute grande fantasy, bien au contraire, j'aime bien.

Et enfin, il y a des dragons partout! Des races différentes, certains crachant du feu, d'autres de l'acide, des petits dragons rapides, d'autres bien plus énormes, des races très rares etc. Et c'est vraiment sympa de les voir intégrés à la vie humaine, variant selon les nations.


Pour info, ce message est une copie du post que j'ai créé sur le forum des lecteurs à l'adresse: http://livrebd.forumactif.com/heroic-fa ... -t2418.htm

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Le dernier rayon du Soleil- Guy Gavriel Kay 
Résumé
Dans un monde nordique imaginaire, nous suivons plusieurs personnages issus de peuples différents, peuples rivaux. Les Erlings sont réputés pour mener des raids depuis leurs navires contre les Anglcyns, eux-mêmes en délicatesse avec les Cyngaëls. Le quatrième de couverture n’explique pas du tout la trame de l’histoire. Difficile de le faire en fait. Il s’agit plus de l’évocation de vies dans ces différents peuples. Ces personnages se rencontreront pour des raisons personnelles voulues ou non (le hasard, la vengeance, la recherche de la gloire etc.)

Mon avis

Ce livre tranche fondamentalement avec le dernier cycle de fantasy que j’avais lu (l’Assassin royal). On retrouve un monde nordique très réaliste. Honnêtement, en quelques descriptions et surtout de par les actes des différents personnages, on s’imprègne très vite dans le monde qu’a recréé l’auteur. J’ai lu comme commentaire sur ses autres œuvres qu’il avait fait de même dans un autre livre pour le monde byzantin. En gros, il créée un monde imaginaire, mais en se basant sur notre histoire. Dans le cas présent, on ressent les influences vikings, danoises ou anglo-saxonnes et vraiment j’ai eu l’impression de vivre dans ce monde. A ce niveau, c’est vraiment génial.

Dans le même ordre d’idée, on s’imprègne encore plus dans le monde par la description des personnages secondaires. Si un personnage apparaît dans une seule scène, l’auteur nous parle parfois de son enfance ou de sa vie après l’événement qu’il vit dans le cadre de l’histoire. Cela donne un sentiment étrange car tandis que l’histoire est loin d’être finie, on sait ce qu’il advient d’un meunier des années après ou des déboires d’une jeune femme. Sentiment étrange aussi parce que ce procédé montre bien que la vie est courte, brève, parfois dérisoire. Mais indéniablement un plus pour la profondeur du monde.

En fait, il n’y a dans ce livre pas de quête du bien contre le mal avec en trame une quête ou une mission de la plus grande importance à accomplir. On retrouve ici différents focus sur la vie de plusieurs personnages dans les différentes nations. Pas de super héros donc, mais des paysans, des rois, des raiders… Cela dresse un tableau très réaliste, parfois un peu rebutant, mais vraiment passionnant.

Il y a peu de magie, mais utilisée à bon escient, à nouveau en rapport avec la mythologie et les contes populaires. Les personnages, s’ils auraient pu être encore plus travaillés, sont intéressants. Je le répète, pas de super héros, mais des gens plus ou moins normaux, avec leurs tares, leurs qualités, leur passé etc. Il y a des passages assez violents, un ton assez direct, mais cela reflète bien ce qui se passerait dans un tel monde.

Pour finir avec les éloges, je veux juste signaler que l’auteur a étudié la philo, qu’il a travaillé avec Christopher Tolkien à l’édition du Silmarillion ou des History of Middle Earth (je sais plus exactement). Globalement, son érudition s’en ressent et je n’ai pas été surpris de voir dans les remerciements à la fin du bouquin des références à des aides sur les cultures dont il s’est inspiré (des rites vikings au rôle de la femme dans cette société). Félicitations à lui pour avoir réussi à étudier des civilisations anciennes et d’en avoir pris des éléments intéressants pour créer un monde imaginaire, mais pas totalement inconnu. Personnellement (mais c’est l’historien qui parle), j’ai vraiment pris mon pied en lisant un livre d’un tel réalisme.

Dans le domaine des points faibles, je signale tout d’abord la difficulté des noms. Il est difficile au début de se rappeler qui est qui, mais avec le temps (et avec une page d’explications comme dans une pièce de théâtre), on s’y fait. Ceci dit, c’est normal vu l’exotisme des sonorités. Si j’ai souligné le réalisme de cette œuvre, c’est peut-être aussi un petit défaut. En effet, les différentes histoires ne se rejoignent que tardivement et on ne sait parfois pas vraiment où l’auteur va en venir. Il n’y a pas de combat final qui s’annonce et parfois on peut avoir l’impression de ne lire que des évocations de la vie nordique, sans réel fil rouge. L’histoire en devient parfois longuette (bien qu’en un seul tome).

En conclusion, je ne sais pas si je peux dire qu’il s’agit un peu d’un Germinal de la fantasy pour la qualité des descriptions, le réalisme du monde et les autres arguments évoqués plus haut. Mais, vous l’aurez compris, j’ai vraiment été impressionné par la manière dont on arrive si bien à imaginer un monde. Mais il s’agit vraiment d’une superbe fresque de fantasy nordique. Bien loin du manichéisme, Guy Gavriel Kay nous gratifie d’un livre intéressant, intelligent même mais un peu atypique.

PS : je suppose que tout le monde n’aimerait pas ce livre, donc si un jour vous le lisez, je serais ravi de lire votre avis.

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Narn i chîn Hùrin 


Nouveau recueil de textes de Tolkien, Le Conte des enfants de Hùrin reprend une histoire présente dans le Silmarillion, mais présentée ici dans une version plus complète et épurée des innombrables notes en bas de page qui inondent certaines oeuvres du conteur.

On y retrouve donc Hùrin, homme du Premier Age, faire face à Morgoth. Son audace lui vaudra une malédiction qui s'étendra sur sa famille, en particulier sur son fils Tùrin. Si l'histoire n'est pas nouvelle pour ceux qui connaissent bien le Premier âge du monde, elle permet à tous les autres de découvrir une autre facette de la Terre du milieu. L'intrigue se déroule des milliers d'années avant le Seigneur des Anneaux, en Beleriand (terre engloutie dans le Sda). Les royaumes elfes sont encore bien présents, Noldar et Eldar combattent contre les forces d'Angband, ses orques et dragons (dont le fameux Glaurung). On retrouve la fabuleuse cité cachée de Gondolin (même si elle apparaît très peu), la bataille des larmes innombrables et bien des figures célèbres parmi les elfes. Bref, du tout bon.

L'histoire en elle-même est très intéressante, très tragique, à l'image des anciennes mythologies. Le destin des enfants de Hùrin mérite réflexion. Le talent de Tolkien permet une véritable incursion dans le Beleriand. Aidé d'une carte (présente à la fin du volume), on a vraiment l'impression d'arpenter un monde qui a existé, il y a bien longtemps.

Il faut enfin noter que le livre est illustré par Alan Lee au travers de quelques images peintes ainsi que de nombreux petits dessins au crayon. Voici d'ailleurs pour terminer une photo de la dédicace qu'il m'a faite lors de sa venue à Genève jeudi passé.



Liens:
Une critique du livre (en Anglais)
Tolkien Estate, site "officiel" de la famille Tolkien

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Le piège de Dante 
Le Doge de Venise et ses plus proches conseillers sont en émois ! Un meurtre sordide a été commis et l’on ne présage rien de bon. Face à une situation floue, tendue et ô combien inquiétante, décision est prise de libérer des fers un certain Pietro Viravolta, étrange bonhomme, caricature à lui tout seul de la mentalité vénitienne. Au fur et à mesure que son enquête progresse, Viravolta découvre une vérité bien glauque : une secte aux ambitions louches assassine ses victimes au travers d’une symbolique dantesque afin de cacher des desseins que ne peuvent qu’être néfastes à la sérénissime. Ne nous y trompons pas, malgré cette présentation succintes qui pourrait nous rebuter, tant l’histoire semble un énième Ersatz de tous ces romans ésotérico-politiques, Le Piège de Dante se révèle être une petite merveille.

Quel plaisir de suivre les aventures de Viravolta, un personnage haut en couleur (quoi de plus logique quand on est en plein carnaval vénitien…). Grâce à son style très agréable, tout en étant néanmoins dense, Delalande parvient à nous faire « sentir » Venise. Que l’on connaisse ou pas la ville, on ne peut qu’imaginer aisément ce foisonnement de masques, d’éxubérances, de superficialité aussi, propres à la Sérénissime. Sur ce plan, l’objectif est plus qu’atteint car en refermant le livre, on n’a qu’une envie : aller ou retourner visiter cette cité unique. L’intrigue en elle-même est bien ciselée et chaque page incite à lire la suivante. Cette histoire vénitienne nous offre un thriller dépaysant, pour ne pas dire exotique et franchement, « ça fait du bien ». Les personnages sont savoureux, peut être un peu caricaturaux. Mais pouvait-il en être autrement de la part de Vénitiens ?
Certes, rien dans ce monde n’est parfait. On peut légitimement regretter l’introduction maladroite du célébrissime Casanova. Il n’apporte rien d’intéressant à l’intrigue et ce pseudo-copinage avec un tel personnage relève plus de l’appropriation d’une célébrité que du clin d’œil. Certaines explications historiques ou descriptives semblent également un peu vaines. Elles donnent parfois l’impression d’un auteur qui veut nous impressionner par son érudition, alors que ces informations seront bien vite oubliées. Mais il ne s’agit là que de menues broutilles qui n’auront aucune influence sur le plaisir que l’on tire de la lecture de cette œuvre.

En définitive, Le Piège de Dante constitue non seulement une lecture divertissante et prenante, mais aussi un invitation à (re)découvrir les charmes sans fin de la Sérénissime.

Mais au delà de la lecture de cette petite critique, Le Piège de Dante fut une agréable séance de souvenirs. C'était en novembre 2003, juste avant de partir en Belgique avec le BB13* et nous étions la moitié des 5e années. Au programme il y avait Vérone et Venise. Très joli séjour, 2 super villes et quelques péripéties. En effet, outre les musées, le palais des Doges, la place St-Marc ou encore Murano, Venise recèle de trèèès nombreuses ruelles vraiment étranges. Il faut l'avouer, le plus drôle était de les arpenter à la recherche de la salle où nous devions aller écouter un concert. Mais est-ce de notre faute si un pub irlandais nous a retenu, s'il a fallut traverser le rialto en courant et demander notre chemin à un groupes de hippies? Pas plus que le fait d'avoir vidé le stock de champagne de l'hôtel (ils n'avaient que cela)... Oui, c'était une sortie culturelle intéressante.

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