En détention- l'humanité entre les murs 
Les vidéos du CICR abordent tant des enjeux thématiques que des problématiques régionales. Ainsi, on peut visionner sur le net des petits films se focalisant sur certaines régions du monde : les enfants perdus de Goma (RDC), les hôpitaux en Afghanistan ou les missing au Népal.

La première catégorie s'est enrichie dernièrement d'une vidéo s'intéressant à l'action du CICR dans le milieu carcéral. Pour rappel, les Conventions de Genève donnent le droit l'institution de visiter les prisonniers de guerre ainsi que les détenus de sécurité. Cette règle s'applique aux conflits armés internationaux (comme l'a été la guerre en Irak). De nos jours, cependant, la plupart des conflits sont des conflits non-internationaux. L'institution bénéficie par conséquent d'un droit d'initiative : elle peut proposer aux gouvernements de visiter certaines catégories de détenus. Quelques informations sont disponibles ici et ici.

Ce film présente les activités du CICR pour la protection des détenus. Il s'agit de l'une de ses tâches les plus importantes, mais sûrement l'une des moins connues... Plusieurs spécialistes interviennent dans la vidéo, laquelle présente plusieurs situations un peu partout dans le monde : Afghanistan, Colombie, RDC, etc. Il permet en outre de découvrir des activités liées, comme le rétablissement du lien familial.





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Congrès mondial contre la peine de mort 
Cette semaine se tient à Genève le 4e congrès mondial contre la peine de mort. A cette occasion, voici quelques informations sur cette pratique ainsi que de nombreuses citations de Robert Badinter, à qui l'on doit l'abolition de la peine de mort en France en 1981.

La peine de mort dans le monde:
En 2008, 2 390 condamnés à mort ont été exécutés dans le monde, dont près des trois quarts en Chine, alors que la Biélorussie reste le seul pays européen à appliquer la peine capitale, selon un rapport d'Amnesty International publié mardi 24 mars. Au moins 1 252 personnes condamnées à mort avaient été exécutées dans le monde en 2007.

Dans ce rapport annuel, l'organisation de défense des droits de l'homme, qui a son siège à Londres, a recensé 2 390 exécutions dans 25 pays, soit sept par jour, sur l'année écoulée. Sur la même période, 8 864 personnes ont été condamnées à mort. Cinq pays, la Chine, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Pakistan et les Etats-Unis, sont responsables de 93 % des exécutions, selon Amnesty. A elle seule, la Chine a procédé à au moins 1 718 exécutions, soit 72 % du total mondial. Amnesty considère cependant que ce chiffre est sous-estimé, en raison du secret les entourant.
Source


Compléments d'informations par Robert Badinter: la peine de mort est inutile

"L’évolution de la criminalité sanglante et la peine capitale sont totalement indépendantes ; la peine de mort ne sert à rien. Les fondements de l’abolition sont permanents et universels, ils tiennent du respect du premier des droits de l’homme, qui est le droit à la vie. Il est du devoir de l’Etat de respecter la vie des concitoyens. C’est un principe universel, de la même façon que l’on ne doit torturer nulle part. Selon le mythe fondateur, dans la Bible, le premier homme a tué son frère et pourtant Dieu lui a laissé la vie sauve. Tous les hommes portent en eux, comme Caïn, l’instinct de mort."

"Lorsqu’un crime atroce est commis, l’angoisse est si forte qu’elle réveille cet instinct. On parle au nom de la justice mais il s’agit en réalité d’un défoulement, d’une volonté de vengeance."


Quelques arguments en faveur de l'abolition lors de son fameux discours

(Discours de Robert Badinter à l'Assemblée nationale, le 17 septembre 1981). Pour les flemmards, j'ai souligné en gras les passages principaux, pour les autres, bonne lecture...

"En vérité, la question de la peine de mort est simple pour qui veut l'analyser avec lucidité. Elle ne se pose pas en termes de dissuasion, ni même de technique répressive, mais en termes de choix politique ou de choix moral ."

" La vraie signification politique de la peine de mort, c'est bien qu'elle procède de l'idée que l'Etat a le droit de disposer du citoyen jusqu'à lui retirer la vie. [...] Je le dis : cette conception de la justice ne peut être celle des pays de liberté, précisément pour ce qu'elle comporte de signification totalitaire."

"Mais lorsqu'on a dépouillé le problème de son aspect passionnel et qu'on veut aller jusqu'au bout de la lucidité, on constate que le choix entre le maintien et l'abolition de la peine de mort, c'est, en définitive, pour une société et pour chacun d'entre nous, un choix moral. "

"Pour les partisans de la peine de mort, dont les abolitionnistes et moi-même avons toujours respecté le choix en notant à regret que la réciproque n'a pas toujours été vraie, la haine répondant souvent à ce qui n'était que l'expression d'une conviction profonde, celle que je respecterai toujours chez les hommes de liberté, pour les partisans de la peine de mort, disais-je, la mort du coupable est une exigence de justice. Pour eux, il est en effet des crimes trop atroces pour que leurs auteurs puissent les expier autrement qu'au prix de leur vie .

La mort et la souffrance des victimes, ce terrible malheur, exigeraient comme contrepartie nécessaire, impérative, une autre mort et une autre souffrance. A défaut, déclarait un ministre de la justice récent, l'angoisse et la passion suscitées dans la société par le crime ne seraient pas apaisées. Cela s'appelle, je crois, un sacrifice expiatoire. Et justice, pour les partisans de la peine de mort, ne serait pas faite si à la mort de la victime ne répondait pas, en écho, la mort du coupable ."

"Du malheur et de la souffrance des victimes, j'ai, beaucoup plus que ceux qui s'en réclament, souvent mesuré dans ma vie l'étendue. Que le crime soit le point de rencontre, le lieu géométrique du malheur humain, je le sais mieux que personne. Malheur de la victime elle-même et, au-delà, malheur de ses parents et de ses proches. Malheur aussi des parents du criminel. Malheur enfin, bien souvent, de l'assassin. Oui, le crime est malheur, et il n'y a pas un homme, pas une femme de cœur, de raison, de responsabilité, qui ne souhaite d'abord le combattre .

Mais ressentir, au profond de soi-même, le malheur et la douleur des victimes, mais lutter de toutes les manières pour que la violence et le crime reculent dans notre société, cette sensibilité et ce combat ne sauraient impliquer la nécessaire mise à mort du coupable. Que les parents et les proches de la victime souhaitent cette mort, par réaction naturelle de l'être humain blessé, je le comprends, je le conçois. Mais c'est une réaction humaine, naturelle. Or tout le progrès historique de la justice a été de dépasser la vengeance privée. Et comment la dépasser, sinon d'abord en refusant la loi du talion ?

La vérité est que, au plus profond des motivations de l'attachement à la peine de mort, on trouve, inavouée le plus souvent, la tentation de l'élimination. Ce qui paraît insupportable à beaucoup, c'est moins la vie du criminel emprisonné que la peur qu'il récidive un jour. Et ils pensent que la seule garantie, à cet égard, est que le criminel soit mis à mort par précaution .

Ainsi, dans cette conception, la justice tuerait moins par vengeance que par prudence. Au-delà de la justice d'expiation, apparaît donc la justice d'élimination, derrière la balance, la guillotine. L'assassin doit mourir tout simplement parce que, ainsi, il ne récidivera pas. Et tout paraît si simple, et tout paraît si juste !

Mais quand on accepte ou quand on prône la justice d'élimination, au nom de la justice, il faut bien savoir dans quelle voie on s'engage . Pour être acceptable, même pour ses partisans, la justice qui tue le criminel doit tuer en connaissance de cause. Notre justice, et c'est son honneur, ne tue pas les déments. Mais elle ne sait pas les identifier à coup sûr, et c'est à l'expertise psychiatrique, la plus aléatoire, la plus incertaine de toutes, que, dans la réalité judiciaire, on va s'en remettre. Que le verdict psychiatrique soit favorable à l'assassin, et il sera épargné. La société acceptera d'assumer le risque qu'il représente sans que quiconque s'en indigne. Mais que le verdict psychiatrique lui soit défavorable, et il sera exécuté. Quand on accepte la justice d'élimination, il faut que les responsables politiques mesurent dans quelle logique de l'Histoire on s'inscrit ."

" Il s'agit bien, en définitive, dans l'abolition, d'un choix fondamental, d'une certaine conception de l'homme et de la justice . Ceux qui veulent une justice qui tue, ceux-là sont animés par une double conviction : qu'il existe des hommes totalement coupables, c'est-à-dire des hommes totalement responsables de leurs actes, et qu'il peut y avoir une justice sûre de son infaillibilité au point de dire que celui-là peut vivre et que celui-là doit mourir. "


"Le choix qui s'offre à vos consciences est donc clair : ou notre société refuse une justice qui tue et accepte d'assumer, au nom de ses valeurs fondamentales - celles qui l'ont faite grande et respectée entre toutes - la vie de ceux qui font horreur, déments ou criminels ou les deux à la fois, et c'est le choix de l'abolition ; ou cette société croit, en dépit de l'expérience des siècles, faire disparaître le crime avec le criminel, et c'est l'élimination.

Cette justice d'élimination, cette justice d'angoisse et de mort, décidée avec sa marge de hasard, nous la refusons. Nous la refusons parce qu'elle est pour nous l'anti-justice, parce qu'elle est la passion et la peur triomphant de la raison et de l'humanité ."

"Demain, grâce à vous la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n'y aura plus, pour notre honte commune, d'exécutions furtives, à l'aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées ."




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Our World our Challenges 
Dans la série des vidéos sur le CICR, voici un nouvel aperçu. Ce clip (musique de Muse) prend en compte à la fois les challenges du CICR que ceux de la Fédération et des sociétés nationales de Croix-rouge. (Ensemble ils forment le mouvement de la croix-rouge).





La deuxième vidéo est en soi plus intéressante puisqu'elle présente brièvement le DIH (Droit international humanitaire), qui est le pilier d'action du CICR. Cette vidéo thématique présente bien en quoi consiste ce droit mais surtout pourquoi il est primordial. Je mettrai juste en avant quelques éléments:

- La protection des détenus relève de la PROT, la division pour laquelle je fais mon stage
- Le CICR discute avec toutes les parties au conflit pour faire respecter le DIH. Cela signifie qu'il va voir les groupements rebelles et terroristes pour les rendre attentif à ce droit. A noter qu'il ne violent pas forcément plus le DIH que les Etats.
- Enfin, parmi les images chocs de ce petit documentaire, je retiens particulièrement celle d'un enfant qui a sauté sur une mine et qui a perdu un bras et les deux jambes. Le respect et le renforcement du DIH prennent tout leur sens lorsqu'on voit ces situations terribles.



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L'histoire d'une idée 


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Chroniques de Hubert Reeves 4: Le refroidissement de l'univers 


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Chroniques de Hubert Reeves 3: Théorie du Big Bang 


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Chroniques de Hubert Reeves 2: L'univers a une histoire 
Voici le 2e épisode des chroniques de Hubert Reeves. Il nous raconte en quelques minutes la théorie actuelle de l'histoire de l'univers. Cette histoire du refroidissement de l'univers, de son expansion, et de sa transformation de la lumière en matière.




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Chroniques de Hubert Reeves 1: Poussières d'étoiles 
Tout le monde ou presque connaît Hubert Reeves, cet astrophysicien canadien, facilement reconnaissalbe à sa longue barbe blanche. Auteur de nombreux livres, il a, au long de sa carrière, beaucoup contribué à vulgariser l'astronomie.

Avec des ouvrages comme "Patience dans l'azur", "Poussières d'étoiles" ou via différentes chroniques radiophoniques et des reportages tv (émissions, nuit des étoiles etc.), il a rendu cette science très populaire et tenté d'expliquer en terme plus ou moins simples la complexité de notre univers.

Ses livres parlent beaucoup de cosmologie et d'évolution cosmique. Partant du big bang, il retrace l'histoire de l'univers et de la matière pour arriver à l'être humain dans toute sa complexité physique. Il tente en fait de montrer que nous sommes au sens propre comme au figuré des "poussières d'étoiles".

A cet effort de vulgarisation s'ajoutent des engagements écologiques via des chroniques et livres ("Mal de terre"). Enfin, il convient de signaler son autobiographie "Je n'aurai pas le temps".

Je vais dorénavant proposer régulièrement sur ce blog des vidéos de ce monsieur, où il parle de nombreux sujets passionnants comme la formation de l'univers, les conditions d'émergence de la vie, les galaxies etc.

Voici le premier épisode de cette série: Poussières d'étoiles




PS: sur cette vidéo, la fin est visiblement coupée, mais je n'ai pas trouvé de version "normale"

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La manipulation des images 
Voici une vidéo très marrante (enfin je trouve), mais qui amène à réfléchir sur la manipulation des images.

Tout le monde ou presque a vu le film "Bienvenue chez les Chtis". Mais imaginez une personne qui ne l'a pas vu et a qui on montre la vidéo qui suit: elle se fera une idée très différente du film que nous. En effet, il s'agit d'une fausse bande annonce qui reprend de vraies images mais montées de manière spéciale et avec une musique d'ambiance, faisant croire que ce film est un drame. Le résultat est vraiment excellent, bluffant et amusant.





Alors, ce film est-il si drôle? tristounettt

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Les origines de la vie 
Voici un article pris sur le site de la TSR traitant des origines de la vie.


Selon une étude récente, des éléments essentiels à l'émergence de la vie sur Terre sont venus de l'espace. C'est ce que des scientifiques ont découvert en analysant la structure d'une météorite tombée sur l'Australie. Ces scientifiques européens et américains ont prouvé que les bases azotées (ou bases nucléiques) des météorites, présentes dans l'ADN des cellules vivantes, sont bien venues de l'espace et ne se sont pas incrustées sur elles après leur chute sur Terre.
"L'analyse montre que les bases azotées contiennent une forme de carbone lourd qui n'a pu se former que dans l'espace. Les matériaux formés sur Terre contiennent une variété de carbone plus légère", affirme dans un communiqué l'Imperial College de Londres, dont deux chercheurs ont participé à l'étude. La contribution des météorites à l'émergence de la vie sur Terre, longtemps considérée comme une possibilité, devient beaucoup plus probable.
Un autre carbone
En mesurant les teneurs d'isotopes de carbone dans deux molécules trouvées sur la météorite de Murchison, tombée sur l'Australie en 1969, les scientifiques qui publient leurs résultats dimanche dans la revue britannique Earth and Planetary Science Letters ont constaté qu'il s'agissait d'un type de carbone différent de celui des roches terrestres.

Cette découverte conforte la théorie selon laquelle "les matières premières nécessaires à la vie qui ont été amenées sur la Terre primitive (entre 4,5 et 3,8 milliards d'années) sont d'origine exogène", selon Zita Martins, co-auteur de l'article. Elle ajoute que "les conditions atmosphériques sur la Terre primitive n'étaient pas idéales pour la synthèse des bases azotées" donc l'émergence de la vie, qui a pourtant commencé à apparaître à cette époque.

Or, à l'époque où le système solaire était encore en cours de formation il y a quelque 4 milliards d'années, les planètes étaient soumises à un bombardement incessant de météorites. C'est pourquoi "nous pensons que les première formes de vie ont pris des bases azotées trouvées sur des fragments de météorites pour les utiliser dans le codage génétique", permettant ainsi la transmission de leurs caractéristiques aux générations futures, explique Zita Martins.

afp/hoj


"Personne ne sait exactement comment on est passé de l'existence sur Terre de ces briques de construction (nécessaires à l'apparition de la vie) à la vie elle-même", reconnaît Zita Martins.
Pour son collègue Mark Sephton, également de l'Imperial College, la confirmation de l'origine extra-terrestre de ces molécules dans les météorites pourrait avoir des implications pour la vie ailleurs que sur Terre.
"Les éléments clés de la vie pourraient être largement répandues dans l'univers.
Au fur et à mesure que des matières premières de la vie sont découvertes dans l'espace, la possibilité de l'émergence de la vie, là où les conditions sont propices devient plus probable", estime encore Mark Sephton.


Source

Cette théorie est déjà connue par ceux qui ont lu des ouvrages de Hubert Reeves ou assisté à l'une de ses conférences. Cet astrophysicien très célèbre tente en effet de nous montrer que nous sommes en fait tous des "poussières d'étoiles".



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