Un Souvenir de Solferino- Henry Dunant 
« N'y aurait-il pas moyen, pendant une époque de paix et de tranquillité, de constituer des sociétés de secours dont le but serait de faire donner des soins aux blessés, en temps de guerre, par des volontaires zélés, dévoués et bien qualifiés pour une pareille oeuvre? » (Henry Dunant)

« On sort de ce livre avec le maudissement de la guerre » (Frères Goncourt)



Résumé

En 1859, Henry Dunant, homme d’affaire genevois se rend en Italie pour rencontrer Napoléon III. Il cherche à s’octroyer une concession pour l’Algérie. Il arrive à Solferino au terme de la bataille du même nom, entre la France et l’Autriche. Il y découvre une vision d’horreur. En effet, plus de 40'000 soldats des deux camps gisent, morts ou blessés (c’est l’une des batailles les plus meurtrières du XIXe siècle). Epouvanté et bouleversé, Dunant s’investit alors corps et âme pour ces blessés, avec l’aide des habitants de la région.

De retour à Genève, il n’arrive pas à surmonter cette épreuve. Pour exorciser son traumatisme, il décide de mettre par écrit ce qu’il a vu à Solferino…


Mon avis

J’avais lu ce livre il y a quelques années avec quelques difficultés et l’ai relu dernièrement. Je commencerai par son point négatif : le langage. En effet, la manière qu’a Dunant pour présenter la bataille puis ses activités au terme de celle-ci est assez désuète. Sa manière d’écrire est d’un autre temps et il n’a pas le talent nécessaire pour rendre son style immortel. Si lors de sa publication le livre a eu un impact immense (les frères Goncourt ont par exemple été très marqués en le lisant), cet effet a un peu perdu de sa force et certaines formulations prêtent à sourire.

Cependant, il reste très puissant. Car malgré le manque de sensibilité qu’on pourrait avoir par rapport au langage, il y a le contenu qui reste bien présent. Et c’est franchement un témoignage assez terrible, où Dunant raconte l’horreur d’un champ de bataille, et surtout la tragédie des morts et blessés abandonnés à leur sort. De le voir abandonner son objectif premier, de rassembler les forces civiles autour de lui et d’investir son propre argent afin d’abréger les souffrances est vraiment très prenant. A l’époque, aider les blessés ennemis était très mal vu. Dunant a réussi à faire admettre que tous méritaient un peu d’aide et de réconfort. Ses moyens étaient très limités et bien souvent lui et les gens de la région ne pouvaient qu’apporter un peu d’eau, rédiger une lettre d’Adieu pour les mourants, essayer de les aider à mieux supporter leur agonie…

Le témoignage est à ce niveau vraiment fort et assez bouleversant. Mais au delà de l’horreur de la guerre, il est aussi un porteur d’espoir, du moins pour l’époque. « Tutti fratelli », c’est l’expression qui a été utilisée pour expliquer la nécessité de soigner tout le monde sans distinction. Cet événement de Solferino, raconté par Dunant, est le témoignage vivant de l’apparition de l’action humanitaire. Et c’est ce calvaire qui va donner l’idée (ô combien logique de nos jours) de créer une société chargée de s’occuper des blessés de guerre. Je ne détaille pas plus ses propositions dans mon texte. Le hasard aura fait qu’un homme en voyage d’affaire allait, face à l’horreur, être à l’origine d’un formidable mouvement.

En effet, ce livre est fondateur à plusieurs titres. Lors de sa parution, en 1862, il a bouleversé ses lecteurs dans l’Europe entière. L’année suivante est fondée le Comité international de la Croix Rouge (CICR) ainsi que plusieurs Sociétés nationales. Il s’agit tout simplement de la plus vieille organisation humanitaire au monde existante. Et, en 1864, la première Convention de Genève est signée, marquant le véritable début du Droit International Humanitaire (DIH). Depuis, le DIH a énormément évolué et tous les Etats de la planète son signataires des Conventions de Genève de 1949. Malheureusement, Dunant a ensuite vécu dans la misère et plus ou moins oublié de tous. Ce n’est qu’au début du XXe siècle qu’il sortira de l’oubli et sera le premier homme à recevoir le Prix Nobel de la Paix, en 1901.

Par son livre, Henry Dunant a donné un nouveau sens au concept d’humanité et a été à l’origine du plus grand mouvement humanitaire au monde. En effet, si l’on rassemble le CICR et toutes les sociétés nationales de la Croix Rouge et du Croissant Rouge, on atteint de nos jour un mouvement de plus de 90 millions de personnes. La force de Dunant aura été de réaliser que la guerre est hélas inévitable et que, plutôt que de faire de l’idéalisme inutile, il était plus intelligent d’agir dans la guerre et d’essayer d’atténuer ses souffrances, plutôt que de vouloir l’interdire sans succès. Malgré sa faiblesse (selon moi) dans la forme, le fond reste et « Un souvenir de Solferino » demeure un formidable témoignage.

Vous pouvez télécharger gratuitement le livre, avec un petit commentaire sur la posterité des propositions de Dunant et avec le Texte de la première Convention de Genève.
Et ça se passe ici : http://www.icrc.org/Web/fre/sitefre0.nsf/htmlall/p0361 (possibilité aussi de le commander « en vrai » pour un prix ridiculement bas)
PS : Nous avons fêté en 2009 les 150 de la bataille et les 60 ans des 4 Conventions de Genève



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Noël 


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Our World our Challenges 
Dans la série des vidéos sur le CICR, voici un nouvel aperçu. Ce clip (musique de Muse) prend en compte à la fois les challenges du CICR que ceux de la Fédération et des sociétés nationales de Croix-rouge. (Ensemble ils forment le mouvement de la croix-rouge).





La deuxième vidéo est en soi plus intéressante puisqu'elle présente brièvement le DIH (Droit international humanitaire), qui est le pilier d'action du CICR. Cette vidéo thématique présente bien en quoi consiste ce droit mais surtout pourquoi il est primordial. Je mettrai juste en avant quelques éléments:

- La protection des détenus relève de la PROT, la division pour laquelle je fais mon stage
- Le CICR discute avec toutes les parties au conflit pour faire respecter le DIH. Cela signifie qu'il va voir les groupements rebelles et terroristes pour les rendre attentif à ce droit. A noter qu'il ne violent pas forcément plus le DIH que les Etats.
- Enfin, parmi les images chocs de ce petit documentaire, je retiens particulièrement celle d'un enfant qui a sauté sur une mine et qui a perdu un bras et les deux jambes. Le respect et le renforcement du DIH prennent tout leur sens lorsqu'on voit ces situations terribles.



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L'histoire d'une idée 


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Au Coeur de l'Action 


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La Tour au delà des nuages 


Quelques infos sur ce superbe manga: http://www.filmsactu.com/critique-cinem ... s-5745.htm



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La Malerune- Pierre grimbert & Michel Robert 
Présentation

La Malerune est un cycle de Fantasy francophone en 3 tomes. Le premier "Les armes des Garamont" a été écrit par Pierre Grimbert (connu dans le milieu de la Fantasy). "Le dire des Sylphes" et "La belle Arcane" ont eux été écrits par Michel Robert.

4e de couverture:
Une bien étrange paire se présente aux portes du château Garamont : un sorcier autoritaire et susceptible accompagné d'un homme-loup aussi effrayant que noble de cœur. Pour la jeune Ariale, retenue prisonnière dans sa propre chambre par un tyrannique monstre connu, il ne peut s'agir que du chevalier Eras, parti trois ans plus tôt dans une quête mystérieuse. Va-t-elle enfin échapper à sa prison et apprendre ce qu'il est advenu de son père ?


Mon avis

J'ai dévoré le premier tome. Certes, il n'a rien de totalement original, mais j'ai beaucoup aimé ce début d'histoire, ce monde Fantasy avec une connotation médiévale, mais tout en y intégrant des personnages tirés de nos imaginaires (j'avais d'ailleurs ressorti mon encyclopédie des esprits de la nature en lisant le premier tome). L'écriture est très bonne, les personnages intéressants et l'histoire annonce quelque chose de bien. Le monde est également intéressant, avec un côté "double-face" (un monde avec 2 facettes semblables géographiquement, 2 plans d'un même monde). Bref, j'ai beaucoup aimé ce bouquin et c'est avec envie que j'ai commencé la lecture du tome 2.

Malheureusement, plus je lisais, plus j'avais de la peine à continuer. L'histoire devient parfois ennuyeuse, les héros sont souvent pris dans des situations similaires et ne s'en sortent qu'avec chance. Les héros deviennent très caricaturaux et souvent ne méritent pas leur statut (Zétide, le "puissant sorcier" est franchement assez nul par moment). On voit bien rapidement poindre une histoire d'amour (censée être originale?) assez vite et franchement je la trouve assez pénible. Est-ce dû au changement d'auteur? Possible, car j'avais l'impression de reprendre la suite d'une histoire que j'avais commencée, mais dans un remake faiblichon. Peut-être que Michel Robert est un bon auteur, mais il faudrait pour mieux en juger lire une histoire issue uniquement de sa plume et de son imagination.

Que dire de la fin ? Et bien, malgré un événement assez surprenant (où j'ai vraiment été bluffé), c'est d'un classicisme absolu avec SPOILER une fin gnangnan, des méchants d'un coup gentils, bien évidemment on sait que c'est la petite qui va sauver tout le monde et qu'elle est super mature pour son âge et que toute la famille sera réunie et que les amoureux vont se marier etc. FIN DE SPOILER

Au début je me disais que la Malerune faisait un très bon cycle d'introduction à la Fantasy (des "races" issues de nos cultures populaires, très agréable à lire, une jeune héroïne vraiment attachante et choue, un cycle pas trop long etc.), mais au final, je trouve qu'il y a certaines scènes de violence assez crues. Et cela jure un peu avec d'autres moments vraiment guimauves. C'est dommage car parler de cette violence moins explicitement aurait un peu "sauvé" ces livres à mes yeux car ils auraient pu faire une bonne lecture pour les jeunes. Ou alors j'aurais préféré quelque chose d'adulte et enlever un peu de ces bons sentiments un peu énervants à la longue.

Bref, vous l'aurez compris, ce cycle est une déception, déception d'autant plus grande que j'avais vraiment été happé par le premier tome. Dommage...

PS : pour contrebalancer mon avis (et ne pas vous dégoûter de lire ce cycle qui est je le rappelle vite lu), voici la critique faite sur Elbakin: http://www.elbakin.net/fantasy/romans/malerune.htm

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Mac V.S. PC 


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La Horde du Contrevent- Alain Damasio 
Quatrième de couverture


Un groupe d'élite, formé dès l'enfance à faire face, part des confins d'une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l'origien du vent. Ils sont vingt-trois, un bloc, un noeud de courage: la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromaître et géomaître, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d'un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou.

Expérience de lecture unique, La Horde du Contrevent est un livre-univers qui fond d'un même feu l'aventure et la poésie des parcours, le combat nu et la quête d'un sens profond du vivant qui unirait le mouvement et le lien. Chaque mot résonne, claque, fuse : Alain Damasio joue de sa plume comme d'un pinceau, d'une caméra ou d'une arme... Chef-d'œuvre porté par un bouche-à-oreille rare, le roman a été logiquement récompensé par le Grand Prix de l'Imaginaire.


Mon avis


Magistral ! Attiré par de très bonnes critiques lues sur le net, j’ai attaqué ce livre en ayant des exigences de lecture assez hautes. Je n’ai pas été déçu… Ce livre est un pavé, mais sa lecture se révèle passionnante, envahissante même.

Comme l’indique le quatrième de couverture, il s’agit vraiment d’une expérience de lecture, et ce grâce à une façon d’écrire tout à fait originale. Le roman commence ainsi à la page 700 et « descend » jusqu’à la page 1 (mais on le lit bien comme un livre normal, et non à l’envers comme les mangas).

Le point le plus impressionnant se trouve dans la variété d’écriture. Chaque membre de la horde est distingué par un signe (omega, pie, parenthèse, triangle, etc.). Il y a un marque-page ajouté au livre avec les explications, qui est qui, et quel symbole le représente. Le livre est ensuite écrit en différents paragraphes avec à chaque fois ces signes distinctifs afin que l’on sache qui décrit l’action. Et pour chaque personnage, l’auteur adopte un style différent, un vrai tour de force !

Ce côté stylistique m’a vraiment impressionné, car la façon de parler et de décrire les événements par certains personnages est vraiment travaillée. Tant la syntaxe que le vocabulaire ont été peaufinés, c’est vraiment génial. Cette narration multiple ne constitue pas une nouveauté, mais je la trouve aboutie. La richesse du langage est en général vraiment appréciable, tant dans le registre du langage populaire que du langage soutenu, mais aussi dans la maîtrise de la langue que possède l’auteur.

Enfin, d’un point de vue « technique », je termine avec une sorte de combat rhétorique qu’il y a dans le roman, un véritable délice pour les amateurs de la langue française. Le jeu du palindrome, par exemple, est vraiment savoureux (ex. « Engage le jeu que je le gagne », réponse de l’adversaire « L’âme sûre ruse mal » etc. etc.). Ce passage est vraiment exceptionnel !

L’histoire, elle, se révèle également digne d’intérêt, simple mais avec tout un monde complexe qui se profile peu à peu tout autour de la horde. Il y a un côté « scientifique » ou « mystique » assez développé tout autour de ce monde étrange. Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher le plaisir, mais vraiment cette idée de créer une horde devant traverser un monde parcouru par les vents à pieds afin de connaître et comprendre les 9 formes du vent à la recherche de l’extrême aval va amener les « héros » à faire face à de nombreuses difficultés. Cela amène de nombreux questionnements sur le sens de leur quête, sur la façon de vivre dans un groupe de 23.

Finalement, la transition est facile vers les membres de la horde. Certains personnages sont plus développés que d’autres, mais au fil de la lecture, on apprend à vraiment apprécier non seulement les individualités, mais aussi la horde dans son entier, en tant qu’entité composée de personnes très liées entre elles. Les membres de la hordes vivent ensembles depuis plus de 30 ans et forcément ils ont atteint une espèce d’osmose, malgré leurs fortes différences. Je ne vous cacherai pas qu’il y a des pertes, et qu’à chaque fois, c’est prenant, car on vit la tristesse des personnes survivantes. A ce niveau, on ressent beaucoup d’empathie pour la horde.

Bref, vraiment un livre que j’ai adoré. Il s’agit bien de SF d’une qualité digne des grands romans. Ma critique est d’ailleurs bien courte et incomplète pour vraiment rendre compte de la richesse de ce bouquin.

PS : en bonus, le site sur le livre, avec des artworks http://www.lahordeducontrevent.org/
PS2 : dans la version grand format, il y a un CD avec la « bande originale » du livre, que je n’ai pas écoutée puisque j’ai acheté la version poche.

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Téméraire- Naomi Novik 
Présentation des livres

Début du XIXe siècle, Angleterre et France napoléonienne s'affrontent. Mais, dans ce monde, les dragons existent et constituent des forces aériennes pour chacune de ces puissances.

Lors d'une prise d'un navire français, le capitaine de frégate Will Laurence met la main sur un oeuf de dragon. Cependant, ce dernier éclot en mer et le jeune dragon accepte de ce faire arnacher par Laurence. Il devra dès lors devenir son "compagnon" et entreprendre une formation afin d'intégrer les aerial corps.

Le premier tome raconte ce début d'amitié entre l'homme et le dragon, sa formation et les premiers combats contre la France. Il y a beaucoup de détails sur leurs petites habitudes (parfois un peu lourds, on a compris qu'ils mangent beaucoup). Dans les tomes suivants, les deux héros vont passablement voyager avec leur équipage, allant jusqu'en Chine par exemple. Tout au long de leurs aventures, ils rencontreront une multitude de dragons différents.


Mon avis

J'ai lu les 4 tomes traduits de cette série et attend avec impatience la suite. J'en suis le premier surpris, mais j'ai beaucoup aimé ces petits livres.

L'idée, tout d'abord est originale: faire de la fantasy dans un cadre historique précis. Il est amusant de voir un monde ayant existé, mais avec la présence de nombreux dragons, de nombreuses races et toute une organisation autour. Ces dragons armés me font d'ailleurs penser à la Royal Airforce pendant la 2e Guerre, lorsqu'elle faisait face à l'invasion allemande. L'histoire est en plus intégrée à des événements réels (Trafalgar, bataille de Iéna), revisitant la vraie histoire en intégrant cet élément dragonesque. Et ça j'ai trouvé vraiment sympa.

Moins positif, je trouve des éléments un peu énervants, comme par exemple le côté très coincé de Laurence, ou parfois les remarques un peu gamines de Téméraire (certes, c'est un jeune dragon, mais cela ne colle pas à l'intelligence qu'il est censé avoir). Certains dialogues sont parfois dans le même acabit.

Néanmoins, la lecture reste sympathique, originale et assez légère. Leurs aventures sont assez agréables, malgré quelques longueurs et cela constitue à mes yeux un bon divertissement. Même s'il ne s'agit pas d'une toute grande fantasy, bien au contraire, j'aime bien.

Et enfin, il y a des dragons partout! Des races différentes, certains crachant du feu, d'autres de l'acide, des petits dragons rapides, d'autres bien plus énormes, des races très rares etc. Et c'est vraiment sympa de les voir intégrés à la vie humaine, variant selon les nations.


Pour info, ce message est une copie du post que j'ai créé sur le forum des lecteurs à l'adresse: http://livrebd.forumactif.com/heroic-fa ... -t2418.htm

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