UBS Live 
Ca se passe ici.

Il s'agit d'un blog de la TSR qui est mis à jour régulièrement tout au long de la journée. Intéressant, il permet de bien voir la rage plus que légitime de nombreux actionnaires. Bien sûr, tout le monde sait qu'Ospel va garder ses primes et ne va pas démissionner, mais le voir se faire égratiner est tout de même une bonne chose, même si beaucoup trop insuffisante.greensmile

PS: Les commentaires de ce blog sont très drôles par moments.

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Le piège de Dante 
Le Doge de Venise et ses plus proches conseillers sont en émois ! Un meurtre sordide a été commis et l’on ne présage rien de bon. Face à une situation floue, tendue et ô combien inquiétante, décision est prise de libérer des fers un certain Pietro Viravolta, étrange bonhomme, caricature à lui tout seul de la mentalité vénitienne. Au fur et à mesure que son enquête progresse, Viravolta découvre une vérité bien glauque : une secte aux ambitions louches assassine ses victimes au travers d’une symbolique dantesque afin de cacher des desseins que ne peuvent qu’être néfastes à la sérénissime. Ne nous y trompons pas, malgré cette présentation succintes qui pourrait nous rebuter, tant l’histoire semble un énième Ersatz de tous ces romans ésotérico-politiques, Le Piège de Dante se révèle être une petite merveille.

Quel plaisir de suivre les aventures de Viravolta, un personnage haut en couleur (quoi de plus logique quand on est en plein carnaval vénitien…). Grâce à son style très agréable, tout en étant néanmoins dense, Delalande parvient à nous faire « sentir » Venise. Que l’on connaisse ou pas la ville, on ne peut qu’imaginer aisément ce foisonnement de masques, d’éxubérances, de superficialité aussi, propres à la Sérénissime. Sur ce plan, l’objectif est plus qu’atteint car en refermant le livre, on n’a qu’une envie : aller ou retourner visiter cette cité unique. L’intrigue en elle-même est bien ciselée et chaque page incite à lire la suivante. Cette histoire vénitienne nous offre un thriller dépaysant, pour ne pas dire exotique et franchement, « ça fait du bien ». Les personnages sont savoureux, peut être un peu caricaturaux. Mais pouvait-il en être autrement de la part de Vénitiens ?
Certes, rien dans ce monde n’est parfait. On peut légitimement regretter l’introduction maladroite du célébrissime Casanova. Il n’apporte rien d’intéressant à l’intrigue et ce pseudo-copinage avec un tel personnage relève plus de l’appropriation d’une célébrité que du clin d’œil. Certaines explications historiques ou descriptives semblent également un peu vaines. Elles donnent parfois l’impression d’un auteur qui veut nous impressionner par son érudition, alors que ces informations seront bien vite oubliées. Mais il ne s’agit là que de menues broutilles qui n’auront aucune influence sur le plaisir que l’on tire de la lecture de cette œuvre.

En définitive, Le Piège de Dante constitue non seulement une lecture divertissante et prenante, mais aussi un invitation à (re)découvrir les charmes sans fin de la Sérénissime.

Mais au delà de la lecture de cette petite critique, Le Piège de Dante fut une agréable séance de souvenirs. C'était en novembre 2003, juste avant de partir en Belgique avec le BB13* et nous étions la moitié des 5e années. Au programme il y avait Vérone et Venise. Très joli séjour, 2 super villes et quelques péripéties. En effet, outre les musées, le palais des Doges, la place St-Marc ou encore Murano, Venise recèle de trèèès nombreuses ruelles vraiment étranges. Il faut l'avouer, le plus drôle était de les arpenter à la recherche de la salle où nous devions aller écouter un concert. Mais est-ce de notre faute si un pub irlandais nous a retenu, s'il a fallut traverser le rialto en courant et demander notre chemin à un groupes de hippies? Pas plus que le fait d'avoir vidé le stock de champagne de l'hôtel (ils n'avaient que cela)... Oui, c'était une sortie culturelle intéressante.

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Obama for President Episode I 
Les primaires avancent et, peu à peu, Barak Obama se fait une place au soleil. Voici le premier message d'une série destinée à mieux connaître le candidat démocrate.

Avant de parler de sa vie et de son programme politique, je veux juste poster une première contribution tout à fait subjective. Pourquoi? Parce que de plus en plus de gens comparent Obama à JFK, et cette comparaison n'est pas si dénuée de sens.



Les 2 hommes ont plusieurs points commun: un charisme immense, la jeunesse, la capacité à rassembler derrière une volonté de changement et un souffle de vent nouveau, une intelligence hors du commun... Et si le bilan de JFK n'est pas le meilleur de l'histoire (à sa décharge, il n'a pas eu le temps de mener à son terme sa vision politique), il reste de nos jours un mythe le clan Kennedy reste LA dynastie politique des USA. JFK aurait pu avoir un bilan exceptionnel mais sa mort tragique l'en a empêché. Obama peut prendre le relais, presque 50 ans plus tard, et redonner espoir et vigueur à une Amérique laminée par plus de 20 années conservatrices.


Alors, quand on voit Caroline et Ted Kennedy soutenir Obama, on assiste à la transmission d'un héritage, celui de JFK et de la nouvelle frontière. Tout un symbole...



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Slide Odyssey 
Cédric Vergère, collègue tromboniste du Brass Band 13 étoiles et de la Concordia de Vétroz sort en ce 4 février 2008 son tout premier CD: Slide Odyssey. Comprenant divers solos, il a pour particularité de réunir sur un même disque des pièces jouées tant au trombone ténor qu'au trombone basse, ce qui est très rare. Accompagné par Corinne Valloton au piano, Cédric démontre sa virtuosité et sa musicalité au grès des différentes pièces, comme en témoigne cet extrait.



Pour en apprendre plus sur Cédric Vergère, virtuose (amateur) du trombone, pour écouter des extraits en mp3 ou pour commander ce disque, il suffit de se rendre sur son site personnel:

http://cedricvergere.dalton.ch

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Guide de survie à l'attention des Genevois en Valais 
Guide de survie à l'intention des Genevois en vacances en Valais

- N'oubliez jamais que vous n'êtes pas chez vous.

- Laissez toujours un pourboire. Quelques centimes suffiront parfois pour
vous maintenir en vie

- Ne dites surtout pas "A Genève, c'est moins cher".

- Ne branchez jamais en boite, contentez-vous de danser dans votre coin.

- Arrêtez de dire "Oh, comme c'est beau". On le sait.

- Ne vous ridiculisez pas en parlant de ski.

- Ne roulez pas à 40 km/h sur les routes de montagne. Nos routes ne sont
absolument pas dangereuses, c'est vous qui ne savez pas conduire.

- Ici le klaxon n'est là que pour dire bonjour. Vous ne connaissez personne,
alors ne klaxonnez pas.

- Vous n'avez rien à faire au comptoir de Martigny, il nous est réservé.

- Sachez qu'un Valaisan n'est jamais seul.

- Ne branchez pas les habitantes des stations. Même nous, nous n'y arrivons
pas.

- Ne nous lancez jamais de défi stupide sur notre capacité à tenir l'alcool.
Vous avez d'avance perdu.

- Enfin, n'oubliez pas, malgré ce que vous semblez croire, que vous n'êtes
pas partout chez vous...

... surtout chez nous!

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Du nouveau pour les Dalton 
Suite à la séance photo de samedi, je vais pouvoir commencer la création d'un site pour le quatuor. Il sera prochainement en ligne à l'adresse: http://quatuor.dalton.ch



De plus, nous donnerons notre premier concert le samedi 19 avril 2007. En collaboration avec un choeur mixte, nous animerons la deuxième partie. Plus d'infos suivront... Voilà en tout cas un nouveau défi, différent des concours. Espérons que le public appréciera autant que les jurys que nous avons eu jusqu'à présent. Il y aura cependant un changement dans la composition du quatuor, Guillaume partant 6 mois à Berlin. Il sera remplacé par Cédric Vergère au trombone-alto.

Lors de ce concert nous proposerons un programme varié en alternant des pièces classiques comme l'Air de la suite n°3 de J.S. Bach et des pièces plus légères comme le très connu Peter Gun. Bref, il devrait plaire au plus grand nombre.



Pour la suite de la saison, nous avons bien sûr comme objectif de défendre nos titre au concours de Langenthal ainsi qu'au Championnat valaisan. Mais nous sommes également en pourparlers afin de donner une petite aubade dans un restaurant sédunois. Nous sommes enfin ouverts à toute proposition de prestation...

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Joyeux Noël 
Merci à toutes les personnes qui viennent parfois jeter un coup d'oeil sur le blog. La fin d'année est là et vous avez sûrement tous abusé du foie gras. Mais les fêtes de fin d'année sont aussi l'occasion de profiter un peu du soleil (à condition d'habiter en Valais hem...) et des pistes de ski, chose qui sera faite demain.greensmile

Et oui, ce message est totalement inutile, mais il anime un peu la vie déjà trépidante du net et de ses aficionados. Certains diraient qu'il "manque de profondeur"...

En attendant une année 2008 qui s'annonce à nouveau très chargée, voici une très belle vidéo avec une musique sublime, les 2 tirées d'une certaine série dont j'ai parlé un peu plus bas...



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Quelques bonnes nouvelles 
La première, la victoire des Dalton au championnat valaisan de quatuor et la victoire de gilles Rocha au championnat valaisan des solistes




La deuxième, l'éviction de Blocher et le sursaut d'orgeil démocratique du Parlement. Un moment délectable...

Et enfin, les vacances approchent et ça fait du bien

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Roger Federer as religious Experience 
Puisque mon dernier message semble avoir fait fuire la moitié des visiteurs et qu'il faut bien mettre à jour le blog malgré mon manque de temps, voici 3 petites vidéos...




La même chose sur un air plus impérial




Et enfin la vidéo à l'origine du titre de ce post





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Battlestar Galactica 
L’autre jour, Antoine Duplan, journaliste culturel à l’Hebdo, titrait “"Battlestar Galactica" ou les minus de l'espace”

Mouahahahaha. Autant sa plume est agile et sa mauvaise foi délectable, autant il s’effondre pitoyablement en tentant vainement de ridiculiser ce petit bijou de la science-fiction. Sacré Duplan ! Sa critique, tout à fait exquise à la lecture, est une occasion unique de vous parler de cette superbe série qu’est Battlestar Galactica. Au fait, maintenant que je pense, autant passer ce petit moment de lecture en écoutant des extraits de la BO de BsG, et tout ça se passe ici.


Bien, passons donc aux choses sérieuses. Qu’est-ce que Battlestar Galactica ? Une série, de science-fiction même (wouaw….). Est-ce que cela ressemble à Star-Treck ou Starwars ? Heu….non^^. Remake modernisé du kitshissime Galactica des années 70, Battlestar Galactica retrace l’agonie de l’humanité, à une date et dans un lieu inconnu. Les humains sont alors super avancés (on voyage d’une planète à l’autre comme on passe d’un canton à l’autre, et sans la Sprachgrenze, donc c’est beaucoup plus mieux que d’aller à Berne ou Zug). Seulement voilà, cette sorte de confédération de planètes humaines, appelée les 12 colonies de Kobol a fait une bêtise… Il y a bien longtemps, ces perfides humains ont créé des robots, les cylons, pour les servir. Quiconque a vu Matrix peut deviner la suite : les robots en ont eu marre et on déclaré la guerre aux humains! (d’ailleurs, nous remercions les frères Wachowski d’avoir puisé un peu partout des idées et d’en avoir fait une saga philosophicodégoulinante…). Pour finir, une armistice a été signée et les cylons sont partis s’installer ailleurs dans l’univers. Voilà, jusqu’ici, rien de bien particulier, je n’ai fait que paraphraser le Teaser de la série :

Les cylons ont été créés par l’homme. Ils ont évolué. Ils se sont rebellés. Il en existe plusieurs copies. Et ils ont un plan.

Vous l’aurez remarqué, il y a un lézard. Ces crapules de grille-pain n’ont plus la frustre apparence de Terminator. Avec on ne sait quelles combines, ils ont réussi à créer de nouveaux modèles de cylon totalement synthétiques à l’apparence humaine. A la limite, on ne peut pas vraiment leur en vouloir d’avoir créer des personnes tel que n°6 (ceux qui l’ont déjà vue comprendront), mais ce qui est beaucoup moins sympa pour la race humaine (mais un peu nécessaire à l’intrigue quand même), c’est les développements qu’ils ont apporté au projet Manhattan. En effet, alors que la vie suit son petit train-train quotidien (la ministre de l’éducation apprend qu’elle a le cancer, un brillant scientifique enchaîne les conquêtes, une pilote effrontée frappe son supérieur, le commandant de son vaisseau attend une retraite bien méritée…), les méchants cylons déchaînent le feu nucléaire sur les 12 colonies et contournent tous les codes militaires de nos amis les humains. Inutile de vous faire un dessin. Seuls quelques vaisseaux échappent au massacre (comme quoi les champignons, surtout s’ils sont atomiques, ça peut être dangereux pour la santé). Le résultat ? Antoine Duplan le résume très bien : « Réduite à quelque 40 000 individus, l'humanité est en fuite, poursuivie par la flotte cylon à travers l'espace et l'hyperespace, sabotée de l'intérieur par les agents infiltrés. C'est Blade Runner dans le vide et l'Exode à travers le cosmos, c'est la paranoïa dickienne et la logique obsidionale post-11 Septembre lancées sur les chemins de la destruction… »

En d’autres termes, c’est la m… Nous suivons donc ce groupe d’irréductibles humains à travers le cosmos, pourchassés par des meutes de cylons enragés et rongés par leurs petits problèmes. La série aborde de nombreux problèmes, comme la fuite face à la mort, de nombreux dilemmes moraux assez terribles, la peur du clonage, la paranoïa face à un ennemi invisible, la religion (sujet très vaste dans BsG) etc.

Ca a l’air pas mal, non ? Et pourtant, certaines personnes lui trouvent moult défauts. En suivant l’argumentaire de l’ami Duplan, voyons ce que nous pouvons tirer de cette série…

Esthétiquement, c'est zéro pointé. Même les pyjamas de Star Trek font moderne à côté des uniformes du Battlestar Galactica. Les scènes extérieures sont tournées du côté de Biolley-Orjulaz. On rajoute un filtre vert pour faire science-fiction, et voilà un paysage insolite et grandiose de New Caprica. On change de filtre, voilà le halo bleu typique des décors grandioses et insolite de Néo Papryka....

Mouahahaha… oui, les gens portent des habits moches, mais d’un autre côté, quand on préfère les pyjamas de Star Treck à ceux de BsG, on a vraiment intérêt à connaître quelqu’un pour renouveler au plus vite sa propre garde-robe. Non, sérieusement, certes il s’agit d’un point faible de la série. Les costumes ne sont franchement pas géniaux. Quant aux décors, à moins que je ne vive dans une galaxie parallèle (Néo papryka peut être), il me semble que beaucoup de bonnes productions visuelles utilisent le procédé des films. Je préfère amplement des prises de vues réelles modifiées au niveau des couleurs (un peu comme dans band of Brothers) à des Matt painting pourris. Bien que pas forcément très beaux, ces différents moments (rares, soulignons-le), donnent même un côté documentaire à la série, en particulier sur New Caprica au début de la saison 3.

En fait, la société dépeinte ressemble à l'Amérique contemporaine mais dans un décor dont les éléments vienent de la brocante et dans des frusques de surplus.

Mais quel point intéressant ! C’est tout à fait ça, et c’est justement une des qualités de BsG. Le téléspectateur se sent plus concerné. Dois-je parler de métaphore ou de transposition ? Bah… je trouve très fort de mettre en scène des situations où le terroriste reçoit notre sympathie et de passer ça devant des Américains. Comment ne pas penser à la guerre en Irak, je trouve que le contre-pied est exceptionnel (au fait, on dit viennent avec 2 n…)

pourquoi les robots de guerre des cylons, les "Centurions", des bipèdes en armure ave des mitrailleuses en guise de bras, machines à tuer impeccablement huilées, commencent-elles toujours par rater leurs cibles?

Série américaine… ou fiction tout court. Pis bon, quand il s’agit de remplir un charnier, les cylons ne loupent pas leur cible…

quelques 40 000 individus fuient l'extermination à bord de navires de guerre. Bien. Alors, pourquoi la présidente tient-elle des conférences de presse devant une vingtaine de journalistes tendant leur gros micros?

Quel angélisme, c’est chou. La réponse se situe plus haut : nous sommes devant une Amérique transposée dans l’espace. C’est plutôt bon signe de voir une série qui montre bien l’importance de la presse, et ce quel que soit le danger.

La présidente Roslin affiche son perpétuel sourire de mater dolorosa.

La présidente Roslin m’énerve. Pastiche de Bush et de je ne sais quel politicard made in US, elle joue justement le rôle d’une…mater dolorosa. Une ministre de l’éducation, 30e sur la liste de succession, atteinte du cancer, dans tenter de sauver les derniers débris d’humanité, et elle le fait en suivant ses convictions (qui ne sont pas les miennes). Ce personnage est tout à fait fascinant et ne peut laisser indifférent.

Le commandant Adama s'accroche à son dentier pour balancer ses injonctions contradictoire. Il passe la première partie de chaque épisode à donner des ordres iniques (généralement à son fils, ce grand dadais de Lee, qu'il envoie au casse-pipe au nom des intérêts supérieurs de la diaspora), et la seconde à s'en excuser. Ses raisonnements sont du genre: "Je n'hésiterais pas à faire fusiller tout soldat s'en prenant à l'ennemi".


C’est triste de devoir descendre une chose que l’on aime sans arguments. Alors on dévie dans les extrêmes. Adama est à mes yeux un personnage ambigu. Commandant d’un navire de guerre, âgé, émoussé certainement, il n’en reste pas moins le véritable patriarche de cette fuite intersidérale. Il fait des erreurs, s’en repend, mais une chose est sûre, l’humanité (celle de la série hein, pas la notre), lui doit un semblant de survie.

Parmi les têtes à baffes les plus irrésistibles, mention spéciale à Kara "Starbuck" Thrace. Cette blonde dynamique tient le rôle de Tanguy et Laverdure à la fois: elle est brave et indisciplinée. Elle aime boire, se battre à coups de poing et baiser.

Oui, c’est tellement ça. D’ailleurs, je n’aime pas ce personnage.

Un mot encore sur Gaius Baltar. Un génie doublé d'une pleutre geignard, assez répugnant qui se frotte comme un caniche en rut sur la jambe de la longiligne Numéro 6, la cylon dont il est amoureux. Un personnage odieux dont on rêve vainement qu'il soit une bonne fois pour tout jeté dans l'espace…

Baltar est le personnage le plus intéressant de la série. Comment ne pas adorer cet homme, tellement humain dans ses comportements ? Charismatique, intelligent, charmeur, lâche, traître…il mérite de nombreux qualificatifs. Oui, on aimerait le voir jeté dans l’espace, mais sans lui la série ne serait pas la même.

Et les autres personnages alors ? Boomer, Tyrol et autres cylons synthétiques ? Pourquoi ne pas parler des effets spéciaux, de la trame générale, des problèmes ethiques et religieux que suscitent BsG? Pourquoi ne pas aborder la très bonne bande originale, les scènes mémorables avec les cylons (parfois proche des bons moments de Minority report)? Qu'en est-il des nombreux guest-star et de l'esthétique exceptionnelle à bord des vaisseaux cylons, de cette atmosphère étrange en ces lieux, et ce avec une sublime sonate au piano? On se défile...

Bref, si vous voulez une présentation positive de cette série, oubliez les simagrées amusantes d’Antoine duplan et allez voir la petite présentation que j’ai faite pour le forum des lecteurs ici.

Ou continuez à lire ce long message...

Battlestar Galactica

Les cylons sont des robots créés par l'homme. Ils se sont révoltés et une guerre a eu lieu entre eux et leurs créateurs, les 12 colonies de Kobold. Au terme de cette guerre sanglante, une armistice a été signée. Les Cylons sont partis vivre dans une autre partie de l'univers. Une ligne
de démarcation a été mise en place et chaque année, un rendez-vous est fixé dans une station spatiale. Mais voilà 40 ans que les Cylons n'ont plus donné de nouvelles...


Battlestar Galactica commence à ce moment. Alors que l'on fête les 40 ans de l'armistice, le Galactica, l'un des 12 vaisseaux construits au début de la guerre contre les cylons va être mis à la retraite et transformé en musée. Seulement voilà, alors que la cérémonie de retraite est achevée, des alertes parviennent. Les Cylons attaquent à l'improviste. Les 12 colonies (en fait 12 planètes) subissent des attaques nucléaires, laissant toutes les forces armées impuissantes. Isolé et désarmé, le Galactica doit alors partir au combat tandis que le génocide de l'humanité bat son plein. Une flotte d'environ 50 vaisseaux parvient à se constituer et doit fuir. De l'humanité il ne reste plus que ces personnes. Alors, tous décident de partir à la recherche de la 13e colonie, celle décrite dans les écrits religieux. Les survivants partent donc à la recherche de la terre. Mais ils devront fuir les cylons, eux qui ont évolué et qui ont développé un modèle d'humains synthétiques, infiltrant les vaisseaux rescapés.

Cette série est un remake d'une vieille série de 1978. En 2004, une mini série de 2 épisodes (durant au total presque 3 heures) a été diffusée. Face à ce succès, une série "normale" a donc été lancée. Actuellement le tournage de la saison 4 va bientôt débuter. Elle sera sûrement la dernière.

Le pilote démarre lentement, car il faut mettre en place l'intrigue, très complexe. Mais ensuite les choses démarrent au quart de tour. Au milieu de chaque saisons, il se passe des événements importants scotchant carrément au siège. Les effets spéciaux sont très impressionnants, tout comme la musique (loin des envolées lyriques de Starwars) et la mise en scène (souvent caméra sur l’épaule, la marque de fabrique de la série). Cela fait qu’elle coûte très cher, mais vraiment c’est visuellement génial à voir.


Mon avis:
LA série culte! Il est vrai que son titre peut laisser présager le pire, mais il n'en est rien. Battlestar Galactica est une série profondément sombre (imaginez que sur des dizaines de milliards d'humains, il n'en reste qu'environ 50'000 de vivants). Elle aborde des thèmes difficiles, les personnages sont confrontés à de terribles décisions sur le plan éthique. Le scénario est très bien ficelé, des éléments du pilote trouvant parfois tout leur sens dans la saison 2 ou 3. Jamais la science fiction n’aura été autant « intelligente » et prenante.

Perso j’adhère à fond, je la mets presque au sommet de mon panthéon des séries.


Personnages:
Les personnages de la série sont très recherchés. Les acteurs sont d’ailleurs très bons. C’est l’un des points forts de la série.
Adama: Commandant du Galactica, il se réjouit de sa mise à la retraite lorsque la guerre éclate. C’est un personnage au passé difficile, ayant perdu son fils, tué lors d’un vol et ayant rompu les liens avec son autre fils, qui le rend responsable de la mort de son frère. J’adore ce personnage, c’est un exemple de sagesse.
Dr Baltar : Scientifique réputé, il est l’amant ‘une femme qui se révélera être une cylon. Lui ayant fourni des informations sur les défenses des colonies, il se rend compte qu’il est un traître. C’est un personnage fascinant, ne pensant qu’à lui, homme à femmes, intelligent, et vivant une relation spéciale avec n° 6. L’acteur le joue très bien, sans doute le personnage le plus intéressant.
Laura Rosslin: Ministre de l’éducation et 30e dans la liste de succession, elle se retrouve présidente de ce qu’il reste des colonies. Ce personnage me fait penser aux puritains américains, mais elle est très forte. Ses actions sont d’autant plus intéressantes qu’elle apprend juste avant l’attaque qu’elle va mourir du cancer du sein.
Boomer: Elle est pilote sur le Galactica. Elle ne le sait pas (le spectateur si) mais elle est une cylon. Tout au long de la série, 2 boomers existent, une sur le Galactica, ne sachant pas ce qu’elle est vraiment, et une autre censée tuer un être humain rescapé, mais tombant amoureuse de lui.
n° 6: une cylon, l’amante de Baltar. Elle n’intervient qu’aux yeux de lui, comme une sorte d’ange gardien ou d’apparition psychique. Un personnage très étrange (tjrs super bien habillée, d’ailleurs l’actrice est très belle), totalement en décalage avec les vrais humains. C’est génial car elle n’interagit pas avec l’environnement, ça n’est qu’une apparition.


Mythologie:
Battlestar Galactica même habilement croyances religieuses, rapprochements avec notre monde et d’aures éléments intéressants.
Constellations: Les différentes planètes ont toutes des noms de constellations que nous connaissont (Caprica, Sagitarrius…), cela donne une idée de l’endroit où se trouvent les planètes depuis la terre
12 colonies: chiffre symbolique, mais également référence aux 12 premières colonies américaines, les 12 premiers états.
Monothéisme et polythéisme: Les humains sont polythéistes, ils parlent des dieux. Dans la série, la religion a beaucoup de place et influe sur le comportement de certains personnages. Chose assez géniale, les cylons croient aussi à un Dieu, mais ils sont monothéistes, ils pensent accomplir le plan de Dieu. Vraiment ce côté est absolument passionnant, cela donne de la profondeur à la série.

Problématiques contemporaines:
Cette série est qualifiée de « post 11 septembre », et en la visionnant on comprend pourquoi. L’humanité est au bord de l’extinction, l’atmosphère est à la suspicion, désespérée. Elle permet donc d’aborder des thèmes tout à fait actuels. C’est le plus grand point fort de la série à mon avis. Elle parle de thèmes qui nous concernent tous. Les dilemmes moraux sont légions.
Génocide: L’humanité a quasiment disparu, et les survivants doivent vraiment lutter. Mais malgré cela, il y a toujours des tensions internes. Souvent on se pose la question de savoir pourquoi cela est arrivé. Le raisonnement des cylons synthétiques est d’ailleurs très recherché.
Terrorisme: cela se passe au début de la 3e saison, je ne vais pas spoiler mais les humains se retrouvent dans la situation où ils commettent des actes terroristes. Le coup de force c’est que l’on adhère quand même à leurs actes et que cela explique un peu les agissements des Irakiens par exemple. Ca c’est très fort venant d’une série américaine !
Qu’est-ce qu’un homme ? Surnommés « toaster », les cylons se révèlent très évolués et ont ne peux distinguer un synthétique d’un vrai humain. Cela pose la question sur leur origine et la manière dont il faut les traiter. Cette problématique est vraiment intrigante d’un point de vue éthique.

Vidéo

Générique de la série, saison 2


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