Contre la nouvelle loi sur l'université 
Suite aux différents scandales qui ont ébranlé l'université de Genève, une nouvelle loi sur l'université a été décidée. Cette dernière n'est pas acceptable car elle entraîne des changements qui peuvent se révéler néfastes pour notre institution. Ainsi, le rectorat se verra muni de "pleins pouvoirs" au détriment des étudiants et du corps intermédiaire. Le plafond de 500.- de taxe universitaire par semestre va également être supprimé avec le risque de voir ces taxes s'accroître. C'est une très mauvaise chose car le risque est bien présent de voir une université se fermer aux plus pauvres. Nous avons déjà Bologne à supporter, avec les contraintes d'horaires que l'on connaît et une hausse des frais d'étude pourrait être catastrophique pour de nombreux étudiants.

La communauté universitaire avait pourtant émis des recommandations au Grand Conseil genevois. Le texte est à lire ici.

Une initiative a été lancé en décembre. Cette loi étant cantonale, seuls les Genevois pouvaient signer cette initiative, excluant ainsi le 1/3 d'étudiants étrangers et le 1/3 d'étudiants des autres cantons. Malheureusement, il n'y a pas eu assez de signatures récoltées, comme le constate la CUAE dans cet article.

Actuellement la situation reste en suspens, mais j'achèverai ce petit article en rappelant que les informations n'ont quasiment jamais circulé à propos de cette nouvelle loi sur l'université, si ce n'est par les associations d'étudiants....





[ Ajouter un commentaire ]   |  [ 0 Trackbacks ]   |  Lien permanent  |  Lien relatif  |   ( 3 / 1103 )
Les vingt choses qui n'arrivent que dans les films américains 

1.Dans une maison hantée, les femmes recherchent l'origine des bruits étranges en portant leurs plus beaux sous-vêtements.

2. Pourchassé dans une ville, vous aurez toujours la chance de pouvoir vous dissimuler au milieu d'un défilé de la Saint Patrick, n'importe quel jour de l’année.

3. Tous les lits ont des draps spéciaux qui s'arrêtent au niveau des aisselles de la femme mais seulement au niveau de la taille de l’homme allongé à ses côtés.

4- N'importe qui peut facilement faire décoller un avion, pourvu qu'il y ait quelqu'un dans la tour de contrôle pour lui donner l'autorisation de partir.

5- Le système de ventilation de n'importe quel bâtiment est le parfait endroit pour se cacher. Là, personne ne pensera à vous trouver et en plus vous pourrez accéder a toutes les pièces de l'édifice sans aucun problème.

6- Tu survivras très probablement à toutes les guerres à moins que tu ne commettes la fatale erreur de montrer à quelqu'un la photo de ta bien- aimée qui t'attend sagement à la maison.

7- Un homme se prendra les plus terribles coups sans broncher, mais sursautera quand une femme tentera de nettoyer ses blessures.

8- Le chef de la police est toujours Noir.

9- Au moment de payer le taxi, ne regardes jamais dans ton portefeuille pour sortir un billet : prends un billet un au hasard et tends-le : C'est toujours le prix exact.

10- Les cuisines ne sont pas équipées de lumières. Quand vous pénétrez dans une cuisine en pleine nuit, ouvrez le frigo et utilisez sa lumière à la place.

11- Pendant une enquête de police il faut forcément passer au moins une fois dans un club de strip-tease.

12- Une simple allumette suffit pour éclairer une pièce de la taille d'un terrain de foot.

13- Même si vous conduisez sur une avenue parfaitement droite, il est nécessaire de tourner vigoureusement le volant de droite à gauche de temps en temps.

14- Un homme visé par 20 hommes a plus de chance de s'en sortir que 20 hommes visés par un seul.

15- La majorité des gens gardent un album rempli de coupures de journaux ; particulièrement si un membre de leur famille est mort dans un étrange accident de bateau.

16- Ne vous tracassez pas si vous êtes en nette infériorité numérique dans un combat d'arts martiaux: vos ennemis attendent patiemment de vous attaquer un par un, en dansant d'une manière menaçante autour de vous, jusqu’ 'à ce que leur prédécesseur soit au sol.

17. Lors d'une conversation très émouvante, au lieu de parler en regardant votre interlocuteur, placez-vous derrière lui et parlez à son dos.

18- S'il y a un malade mental psychopathe en fuite, cela coïncide en général avec un orage qui coupe le courant et les communications téléphoniques dans les parages.

19- Toutes les bombes sont connectées à un chronomètre à gros affichage rouge, afin que tu puisses savoir exactement quand il est temps de te tirer.

20- On peut toujours se garer en bas de l'immeuble ou l'on veut aller.

[ 1 Commentaire ] ( ( 39 vues ) )   |  [ 0 Trackbacks ]   |  Lien permanent  |  Lien relatif  |   ( 3 / 1097 )
Battlestar Galactica 
L’autre jour, Antoine Duplan, journaliste culturel à l’Hebdo, titrait “"Battlestar Galactica" ou les minus de l'espace”

Mouahahahaha. Autant sa plume est agile et sa mauvaise foi délectable, autant il s’effondre pitoyablement en tentant vainement de ridiculiser ce petit bijou de la science-fiction. Sacré Duplan ! Sa critique, tout à fait exquise à la lecture, est une occasion unique de vous parler de cette superbe série qu’est Battlestar Galactica. Au fait, maintenant que je pense, autant passer ce petit moment de lecture en écoutant des extraits de la BO de BsG, et tout ça se passe ici.


Bien, passons donc aux choses sérieuses. Qu’est-ce que Battlestar Galactica ? Une série, de science-fiction même (wouaw….). Est-ce que cela ressemble à Star-Treck ou Starwars ? Heu….non^^. Remake modernisé du kitshissime Galactica des années 70, Battlestar Galactica retrace l’agonie de l’humanité, à une date et dans un lieu inconnu. Les humains sont alors super avancés (on voyage d’une planète à l’autre comme on passe d’un canton à l’autre, et sans la Sprachgrenze, donc c’est beaucoup plus mieux que d’aller à Berne ou Zug). Seulement voilà, cette sorte de confédération de planètes humaines, appelée les 12 colonies de Kobol a fait une bêtise… Il y a bien longtemps, ces perfides humains ont créé des robots, les cylons, pour les servir. Quiconque a vu Matrix peut deviner la suite : les robots en ont eu marre et on déclaré la guerre aux humains! (d’ailleurs, nous remercions les frères Wachowski d’avoir puisé un peu partout des idées et d’en avoir fait une saga philosophicodégoulinante…). Pour finir, une armistice a été signée et les cylons sont partis s’installer ailleurs dans l’univers. Voilà, jusqu’ici, rien de bien particulier, je n’ai fait que paraphraser le Teaser de la série :

Les cylons ont été créés par l’homme. Ils ont évolué. Ils se sont rebellés. Il en existe plusieurs copies. Et ils ont un plan.

Vous l’aurez remarqué, il y a un lézard. Ces crapules de grille-pain n’ont plus la frustre apparence de Terminator. Avec on ne sait quelles combines, ils ont réussi à créer de nouveaux modèles de cylon totalement synthétiques à l’apparence humaine. A la limite, on ne peut pas vraiment leur en vouloir d’avoir créer des personnes tel que n°6 (ceux qui l’ont déjà vue comprendront), mais ce qui est beaucoup moins sympa pour la race humaine (mais un peu nécessaire à l’intrigue quand même), c’est les développements qu’ils ont apporté au projet Manhattan. En effet, alors que la vie suit son petit train-train quotidien (la ministre de l’éducation apprend qu’elle a le cancer, un brillant scientifique enchaîne les conquêtes, une pilote effrontée frappe son supérieur, le commandant de son vaisseau attend une retraite bien méritée…), les méchants cylons déchaînent le feu nucléaire sur les 12 colonies et contournent tous les codes militaires de nos amis les humains. Inutile de vous faire un dessin. Seuls quelques vaisseaux échappent au massacre (comme quoi les champignons, surtout s’ils sont atomiques, ça peut être dangereux pour la santé). Le résultat ? Antoine Duplan le résume très bien : « Réduite à quelque 40 000 individus, l'humanité est en fuite, poursuivie par la flotte cylon à travers l'espace et l'hyperespace, sabotée de l'intérieur par les agents infiltrés. C'est Blade Runner dans le vide et l'Exode à travers le cosmos, c'est la paranoïa dickienne et la logique obsidionale post-11 Septembre lancées sur les chemins de la destruction… »

En d’autres termes, c’est la m… Nous suivons donc ce groupe d’irréductibles humains à travers le cosmos, pourchassés par des meutes de cylons enragés et rongés par leurs petits problèmes. La série aborde de nombreux problèmes, comme la fuite face à la mort, de nombreux dilemmes moraux assez terribles, la peur du clonage, la paranoïa face à un ennemi invisible, la religion (sujet très vaste dans BsG) etc.

Ca a l’air pas mal, non ? Et pourtant, certaines personnes lui trouvent moult défauts. En suivant l’argumentaire de l’ami Duplan, voyons ce que nous pouvons tirer de cette série…

Esthétiquement, c'est zéro pointé. Même les pyjamas de Star Trek font moderne à côté des uniformes du Battlestar Galactica. Les scènes extérieures sont tournées du côté de Biolley-Orjulaz. On rajoute un filtre vert pour faire science-fiction, et voilà un paysage insolite et grandiose de New Caprica. On change de filtre, voilà le halo bleu typique des décors grandioses et insolite de Néo Papryka....

Mouahahaha… oui, les gens portent des habits moches, mais d’un autre côté, quand on préfère les pyjamas de Star Treck à ceux de BsG, on a vraiment intérêt à connaître quelqu’un pour renouveler au plus vite sa propre garde-robe. Non, sérieusement, certes il s’agit d’un point faible de la série. Les costumes ne sont franchement pas géniaux. Quant aux décors, à moins que je ne vive dans une galaxie parallèle (Néo papryka peut être), il me semble que beaucoup de bonnes productions visuelles utilisent le procédé des films. Je préfère amplement des prises de vues réelles modifiées au niveau des couleurs (un peu comme dans band of Brothers) à des Matt painting pourris. Bien que pas forcément très beaux, ces différents moments (rares, soulignons-le), donnent même un côté documentaire à la série, en particulier sur New Caprica au début de la saison 3.

En fait, la société dépeinte ressemble à l'Amérique contemporaine mais dans un décor dont les éléments vienent de la brocante et dans des frusques de surplus.

Mais quel point intéressant ! C’est tout à fait ça, et c’est justement une des qualités de BsG. Le téléspectateur se sent plus concerné. Dois-je parler de métaphore ou de transposition ? Bah… je trouve très fort de mettre en scène des situations où le terroriste reçoit notre sympathie et de passer ça devant des Américains. Comment ne pas penser à la guerre en Irak, je trouve que le contre-pied est exceptionnel (au fait, on dit viennent avec 2 n…)

pourquoi les robots de guerre des cylons, les "Centurions", des bipèdes en armure ave des mitrailleuses en guise de bras, machines à tuer impeccablement huilées, commencent-elles toujours par rater leurs cibles?

Série américaine… ou fiction tout court. Pis bon, quand il s’agit de remplir un charnier, les cylons ne loupent pas leur cible…

quelques 40 000 individus fuient l'extermination à bord de navires de guerre. Bien. Alors, pourquoi la présidente tient-elle des conférences de presse devant une vingtaine de journalistes tendant leur gros micros?

Quel angélisme, c’est chou. La réponse se situe plus haut : nous sommes devant une Amérique transposée dans l’espace. C’est plutôt bon signe de voir une série qui montre bien l’importance de la presse, et ce quel que soit le danger.

La présidente Roslin affiche son perpétuel sourire de mater dolorosa.

La présidente Roslin m’énerve. Pastiche de Bush et de je ne sais quel politicard made in US, elle joue justement le rôle d’une…mater dolorosa. Une ministre de l’éducation, 30e sur la liste de succession, atteinte du cancer, dans tenter de sauver les derniers débris d’humanité, et elle le fait en suivant ses convictions (qui ne sont pas les miennes). Ce personnage est tout à fait fascinant et ne peut laisser indifférent.

Le commandant Adama s'accroche à son dentier pour balancer ses injonctions contradictoire. Il passe la première partie de chaque épisode à donner des ordres iniques (généralement à son fils, ce grand dadais de Lee, qu'il envoie au casse-pipe au nom des intérêts supérieurs de la diaspora), et la seconde à s'en excuser. Ses raisonnements sont du genre: "Je n'hésiterais pas à faire fusiller tout soldat s'en prenant à l'ennemi".


C’est triste de devoir descendre une chose que l’on aime sans arguments. Alors on dévie dans les extrêmes. Adama est à mes yeux un personnage ambigu. Commandant d’un navire de guerre, âgé, émoussé certainement, il n’en reste pas moins le véritable patriarche de cette fuite intersidérale. Il fait des erreurs, s’en repend, mais une chose est sûre, l’humanité (celle de la série hein, pas la notre), lui doit un semblant de survie.

Parmi les têtes à baffes les plus irrésistibles, mention spéciale à Kara "Starbuck" Thrace. Cette blonde dynamique tient le rôle de Tanguy et Laverdure à la fois: elle est brave et indisciplinée. Elle aime boire, se battre à coups de poing et baiser.

Oui, c’est tellement ça. D’ailleurs, je n’aime pas ce personnage.

Un mot encore sur Gaius Baltar. Un génie doublé d'une pleutre geignard, assez répugnant qui se frotte comme un caniche en rut sur la jambe de la longiligne Numéro 6, la cylon dont il est amoureux. Un personnage odieux dont on rêve vainement qu'il soit une bonne fois pour tout jeté dans l'espace…

Baltar est le personnage le plus intéressant de la série. Comment ne pas adorer cet homme, tellement humain dans ses comportements ? Charismatique, intelligent, charmeur, lâche, traître…il mérite de nombreux qualificatifs. Oui, on aimerait le voir jeté dans l’espace, mais sans lui la série ne serait pas la même.

Et les autres personnages alors ? Boomer, Tyrol et autres cylons synthétiques ? Pourquoi ne pas parler des effets spéciaux, de la trame générale, des problèmes ethiques et religieux que suscitent BsG? Pourquoi ne pas aborder la très bonne bande originale, les scènes mémorables avec les cylons (parfois proche des bons moments de Minority report)? Qu'en est-il des nombreux guest-star et de l'esthétique exceptionnelle à bord des vaisseaux cylons, de cette atmosphère étrange en ces lieux, et ce avec une sublime sonate au piano? On se défile...

Bref, si vous voulez une présentation positive de cette série, oubliez les simagrées amusantes d’Antoine duplan et allez voir la petite présentation que j’ai faite pour le forum des lecteurs ici.

Ou continuez à lire ce long message...

Battlestar Galactica

Les cylons sont des robots créés par l'homme. Ils se sont révoltés et une guerre a eu lieu entre eux et leurs créateurs, les 12 colonies de Kobold. Au terme de cette guerre sanglante, une armistice a été signée. Les Cylons sont partis vivre dans une autre partie de l'univers. Une ligne
de démarcation a été mise en place et chaque année, un rendez-vous est fixé dans une station spatiale. Mais voilà 40 ans que les Cylons n'ont plus donné de nouvelles...


Battlestar Galactica commence à ce moment. Alors que l'on fête les 40 ans de l'armistice, le Galactica, l'un des 12 vaisseaux construits au début de la guerre contre les cylons va être mis à la retraite et transformé en musée. Seulement voilà, alors que la cérémonie de retraite est achevée, des alertes parviennent. Les Cylons attaquent à l'improviste. Les 12 colonies (en fait 12 planètes) subissent des attaques nucléaires, laissant toutes les forces armées impuissantes. Isolé et désarmé, le Galactica doit alors partir au combat tandis que le génocide de l'humanité bat son plein. Une flotte d'environ 50 vaisseaux parvient à se constituer et doit fuir. De l'humanité il ne reste plus que ces personnes. Alors, tous décident de partir à la recherche de la 13e colonie, celle décrite dans les écrits religieux. Les survivants partent donc à la recherche de la terre. Mais ils devront fuir les cylons, eux qui ont évolué et qui ont développé un modèle d'humains synthétiques, infiltrant les vaisseaux rescapés.

Cette série est un remake d'une vieille série de 1978. En 2004, une mini série de 2 épisodes (durant au total presque 3 heures) a été diffusée. Face à ce succès, une série "normale" a donc été lancée. Actuellement le tournage de la saison 4 va bientôt débuter. Elle sera sûrement la dernière.

Le pilote démarre lentement, car il faut mettre en place l'intrigue, très complexe. Mais ensuite les choses démarrent au quart de tour. Au milieu de chaque saisons, il se passe des événements importants scotchant carrément au siège. Les effets spéciaux sont très impressionnants, tout comme la musique (loin des envolées lyriques de Starwars) et la mise en scène (souvent caméra sur l’épaule, la marque de fabrique de la série). Cela fait qu’elle coûte très cher, mais vraiment c’est visuellement génial à voir.


Mon avis:
LA série culte! Il est vrai que son titre peut laisser présager le pire, mais il n'en est rien. Battlestar Galactica est une série profondément sombre (imaginez que sur des dizaines de milliards d'humains, il n'en reste qu'environ 50'000 de vivants). Elle aborde des thèmes difficiles, les personnages sont confrontés à de terribles décisions sur le plan éthique. Le scénario est très bien ficelé, des éléments du pilote trouvant parfois tout leur sens dans la saison 2 ou 3. Jamais la science fiction n’aura été autant « intelligente » et prenante.

Perso j’adhère à fond, je la mets presque au sommet de mon panthéon des séries.


Personnages:
Les personnages de la série sont très recherchés. Les acteurs sont d’ailleurs très bons. C’est l’un des points forts de la série.
Adama: Commandant du Galactica, il se réjouit de sa mise à la retraite lorsque la guerre éclate. C’est un personnage au passé difficile, ayant perdu son fils, tué lors d’un vol et ayant rompu les liens avec son autre fils, qui le rend responsable de la mort de son frère. J’adore ce personnage, c’est un exemple de sagesse.
Dr Baltar : Scientifique réputé, il est l’amant ‘une femme qui se révélera être une cylon. Lui ayant fourni des informations sur les défenses des colonies, il se rend compte qu’il est un traître. C’est un personnage fascinant, ne pensant qu’à lui, homme à femmes, intelligent, et vivant une relation spéciale avec n° 6. L’acteur le joue très bien, sans doute le personnage le plus intéressant.
Laura Rosslin: Ministre de l’éducation et 30e dans la liste de succession, elle se retrouve présidente de ce qu’il reste des colonies. Ce personnage me fait penser aux puritains américains, mais elle est très forte. Ses actions sont d’autant plus intéressantes qu’elle apprend juste avant l’attaque qu’elle va mourir du cancer du sein.
Boomer: Elle est pilote sur le Galactica. Elle ne le sait pas (le spectateur si) mais elle est une cylon. Tout au long de la série, 2 boomers existent, une sur le Galactica, ne sachant pas ce qu’elle est vraiment, et une autre censée tuer un être humain rescapé, mais tombant amoureuse de lui.
n° 6: une cylon, l’amante de Baltar. Elle n’intervient qu’aux yeux de lui, comme une sorte d’ange gardien ou d’apparition psychique. Un personnage très étrange (tjrs super bien habillée, d’ailleurs l’actrice est très belle), totalement en décalage avec les vrais humains. C’est génial car elle n’interagit pas avec l’environnement, ça n’est qu’une apparition.


Mythologie:
Battlestar Galactica même habilement croyances religieuses, rapprochements avec notre monde et d’aures éléments intéressants.
Constellations: Les différentes planètes ont toutes des noms de constellations que nous connaissont (Caprica, Sagitarrius…), cela donne une idée de l’endroit où se trouvent les planètes depuis la terre
12 colonies: chiffre symbolique, mais également référence aux 12 premières colonies américaines, les 12 premiers états.
Monothéisme et polythéisme: Les humains sont polythéistes, ils parlent des dieux. Dans la série, la religion a beaucoup de place et influe sur le comportement de certains personnages. Chose assez géniale, les cylons croient aussi à un Dieu, mais ils sont monothéistes, ils pensent accomplir le plan de Dieu. Vraiment ce côté est absolument passionnant, cela donne de la profondeur à la série.

Problématiques contemporaines:
Cette série est qualifiée de « post 11 septembre », et en la visionnant on comprend pourquoi. L’humanité est au bord de l’extinction, l’atmosphère est à la suspicion, désespérée. Elle permet donc d’aborder des thèmes tout à fait actuels. C’est le plus grand point fort de la série à mon avis. Elle parle de thèmes qui nous concernent tous. Les dilemmes moraux sont légions.
Génocide: L’humanité a quasiment disparu, et les survivants doivent vraiment lutter. Mais malgré cela, il y a toujours des tensions internes. Souvent on se pose la question de savoir pourquoi cela est arrivé. Le raisonnement des cylons synthétiques est d’ailleurs très recherché.
Terrorisme: cela se passe au début de la 3e saison, je ne vais pas spoiler mais les humains se retrouvent dans la situation où ils commettent des actes terroristes. Le coup de force c’est que l’on adhère quand même à leurs actes et que cela explique un peu les agissements des Irakiens par exemple. Ca c’est très fort venant d’une série américaine !
Qu’est-ce qu’un homme ? Surnommés « toaster », les cylons se révèlent très évolués et ont ne peux distinguer un synthétique d’un vrai humain. Cela pose la question sur leur origine et la manière dont il faut les traiter. Cette problématique est vraiment intrigante d’un point de vue éthique.

Vidéo

Générique de la série, saison 2


[ Ajouter un commentaire ]   |  [ 0 Trackbacks ]   |  Lien permanent  |  Lien relatif  |   ( 3 / 1079 )
La Thèse du Poulet 
La scène : Un poulet au bord d'une route. Il la traverse.
La question : Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?

RENÉ DESCARTES : Pour aller de l'autre côté.

PLATON : Pour son bien. De l'autre côté est le Vrai.

ARISTOTE : C'est la nature du poulet de traverser les routes.

KARL MARX : C'était historiquement inévitable.

CAPITAINE JAMES T. KIRK : Pour aller là où aucun autre poulet n'était allé auparavant.

HIPPOCRATE : En raison d'un excès de sécrétion de son pancréas.

MARTIN LUTHER KING JR. : J'ai la vision d'un monde où tous les poulets seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.

MOISE : Et Dieu descendit du paradis et il dit au poulet : " Tu dois traverser La route". Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela était bon.

RICHARD M. NIXON : Le poulet n'a pas traversé la route, je répète, le poulet n'a JAMAIS traversé la route.

NICOLAS MACHIAVEL : L'évènement important, c'est que le poulet ait traversé la route. Qui se fiche de savoir pourquoi ? La fin en soi de traverser la route justifie tout motif quel qu'il soit.

SIGMUND FREUD : Le fait que vous vous préoccupiez du fait que le poulet ait traversé la route révèle votre fort sentiment d'insécurité sexuelle latente.

BILL GATES : Nous venons justement de mettre au point le nouveau Poulet Office 2003, qui ne se contentera pas seulement de traverser les routes, mais couvera aussi des oeufs, classera vos dossiers importants, etc.

BOUDDHA : Poser cette question renie votre propre nature de poulet.

GALILEE : Et pourtant, il traverse.

BERNARD LANDRY : Le poulet a peut-être traversé la route, mais il n'a pas encore traversé l'autoroute.

L'EGLISE DE SCIENTOLOGIE : La raison est en vous, mais vous ne le savez pas encore. Moyennant la modique somme de 10 000 euros par séance, plus la location d'un détecteur de mensonges, une analyse psychologique nous permettra de la découvrir.

BILL CLINTON : Je jure sur la constitution qu'il ne s'est rien passé entre ce poulet et moi.

EINSTEIN : Le fait que ce soit le poulet qui traverse la route ou que ce soit la route qui se meuve sous le poulet dépend uniquement de votre référentiel.

JEAN CHAREST: Le poulet n'a pas encore traversé la route, mais le gouvernement y travaille.

JACQUES VILLENEUVE: Je ne comprends pas, théoriquement, le poulet, il avait le temps de passer.

RICHARD VIRENQUE : C'était pas un lapin ?

LARA FABIAN: PASKEEEEEEUUUUUHHHH !!!

KEN LE SURVIVANT : Peu importe, il ne le sait pas mais il est déjà mort.

JEAN-CLAUDE VANDAMME : Le poulet la road il la traverse parce qu'il sait qu'il la traverse, tu vois la route c'est sa vie et sa mort, la route c'est Dieu c'est tout le potentiel de sa vie, et moi Jean Claude Super Star quand je me couche dans Timecop quand le truck arrive je pense à la poule et a Dieu et je fusionne avec tout le potentiel de la life de la road ! Et ça c'est beau !

FOREST GUMP : COURS POULET COURS !!!

STALINE : Le poulet devra être fusillé sur-le-champ, ainsi que tous les témoins de la scène et 10 autres personnes prises au hasard, pour n'avoir pas empêché cet acte subversif.

GEORGE W. BUSH : Le fait que le poulet ait pu traverser cette route en toute impunité malgré les résolutions de l'ONU représente un affront à la démocratie, à la liberté, à la justice. Ceci prouve indubitablement que nous aurions dû déjà bombarder cette route depuis longtemps. Dans le but d'assurer la paix dans cette région, et pour éviter que les valeurs que nous défendons ne soient une fois de plus bafouées par ce genre de terrorisme, le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a décidé d'envoyer 17 porte-avions, 46 destroyers 154 croiseurs, appuyés au sol par 243000 G.I. et dans les airs par 846 bombardiers, qui auront pour mission au nom de la liberté et de la démocratie, d'éliminer toute trace de vie dans les poulaillers à 5000 Km à la ronde, puis de s'assurer par des tirs de missiles bien ciblés, que tout ce qui ressemble de près ou de loin à un poulailler soit réduit à un tas de cendres et ne puisse plus défier notre nation par son arrogance. Nous avons décidé qu'ensuite, ce pays sera généreusement pris en charge par notre gouvernement, qui rebâtira des poulaillers suivant les normes de sécurité en vigueur, avec à leur tête, un coq démocratiquement élu par l'ambassadeur des Etats Unis. En financement de ces reconstructions, nous nous contenterons du contrôle total de la production céréalière de la région pendant 30 ans, sachant que les habitants locaux bénéficieront d'un tarif préférentiel sur une partie de cette production, en échange de leur totale coopération. Dans ce nouveau pays de justice, de paix et de liberté, nous pouvons vous assurer que plus jamais un poulet ne tentera de traverser une route, pour la simple bonne raison, qu'il n'y aura plus de routes, et que les poulets n'auront plus de pattes. Que Dieu bénisse l'Amérique.


[ 1 Commentaire ] ( ( 31 vues ) )   |  [ 0 Trackbacks ]   |  Lien permanent  |  Lien relatif  |   ( 3 / 1057 )
Musique d'artistes suisses 
Je ne savais pas vraiment où classer ce post, alors je le mets dans philosophie et pensée, car bien qu'il ne soit pas vraiment de cette catégorie, il propose un lien qui offre une bonne alternative à la raison.

En effet, vous pouvez télécharger ici des morceaux d'artistes suisses, et ce gratuitement. Cette heureuse initiative vient du blog musique de l' Hebdo. Pour être honnête, je ne connaissais pas du tout ces musiciens. Il faut avouer qu'il a des choses très intéressantes comme par exemple Heidi Happy (même si le nom est un peu c...). D'autres pistes sont moins plaisantes.

Bravo pour cette initiative qui nous permet de découvrir les artistes de notre pays.

[ Ajouter un commentaire ]   |  [ 0 Trackbacks ]   |  Lien permanent  |  Lien relatif  |   ( 2.9 / 1178 )
Le Tragique et le Comique 
Quelle grave erreur que de vouloir opposer à tout prix le tragique et le comique ! Malgré une contradiction qui semble claire au premier abord, les œuvres intégralement tragiques ou comiques ne sont pas légion. Ces deux genres sont en effet très souvent liés, l’un cachant l’autre. Par exemple, dans son Miroir des idées, Michel Tournier joue habilement avec ces deux notions tout au long du livre en présentant parfois un concept proche du tragique et un autre proche du comique.

De nombreux romans se contentent de ne traiter presque que le tragique. On ne badine pas avec l’amour de Musset ne tente par exemple pas de mélanger le tragique et le comique en se focalisant sur l’aspect dramatique de la relation entre Camille et Perdican. Les rares moments d’ « humour » de la pièce sont du ressort des deux religieux Blazius et Bridaine et n’ont rien à voir avec le thème central de l’œuvre. Une vie de Maupassant et Une vie simple de Flaubert s’apparentent beaucoup avec la pièce de Musset de par leur côté tragique et résigné. Les auteurs ne tiennent pas à inonder leur œuvre d’un humour qui pourrait porter préjudice au ton général qu’ils ont choisi.

Des auteurs comme Ionesco et Tardieu ont au contraire traité de sujets dramatiques en conservant une pointe d’humour qui les rend moins lourds et « romantico-dégoulinants », pour reprendre l’expression d’un certain professeur de littérature. L’accent grave et l’accent aigu regorge d’interrogations qu’un Baudelaire ou un Hugo auraient transformé en drame passionnel, si ce n’est en méditation cadavérique sur la tragique condition humaine. La légèreté de Tardieu permet d’aborder des thèmes graves et troublants sans pour autant dévier vers la tragédie.

Cette légèreté a par contre été reprochée à Jean Giraudoux. Sa pièce de théâtre La guerre de Troie n’aura pas lieu reprend le récit homérique dans une retranscription truffée de longs dialogues d’un humour décalé par rapport à l’enjeu qui s’y joue. Mais ces bavardages ne peuvent détourner cette œuvre de son thème principal et ils évitent de tomber dans de longs discours carrément ridicules, comme l’a fait Racine. Le style de Jean Anouilh ressemble à celui de Giraudoux. Dans son Voyageur sans bagage, il décrit avec finesse et humour une situation éminemment dramatique, sans tomber dans une fable larmoyante.

Il est donc clair que le tragique et le comique se retrouvent souvent dans une seule et même œuvre. Mais force est de constater que le tragique sert principalement le fond et le comique la forme. Ubu Roi de Jarry l’illustre très clairement. La pièce contient des moments désopilants alors que l’histoire est très tragique et tirée de faits réels. C’est humour caricatural ne choque plus actuellement, mais il créa un véritable scandale à son époque. Il reste sans doute trop prononcé pour que les sensibilités d’aujourd’hui soient outrées.

Céline, lui, est beaucoup plus percutant. Dans Voyage au bout de la nuit, son humour ne fait pas rire de nombreuses personnes, tant il se complait dans le cynisme et la noirceur. Il dit les choses avec froideur et une apparente objectivité qui font mouche dans l’esprit du lecteur. Sa vision du monde semble on ne peut plus pessimiste, mais son humour provocateur démontre bien une envie de changer les choses. Stupeur et tremblements d’Amélie Nothomb contient aussi de nombreux éléments comiques dus à son style direct. Elle n’en est que plus convaincante.

Toutes ces relations entre le tragique et le comique ne se résument finalement pas à une simple opposition entre les deux, mais plutôt à une sorte d’alchimie qui fait que l’un est utilisé pour soutenir l’autre. Cet emploi dépend principalement de la période où l’œuvre a été écrite et du tempérament de l’auteur.




"L’homme qui agit n’a le temps ni de rire ni de pleurer.
C’est pourquoi le théâtre est le lieu privilégié du rire et des larmes."

Michel Tournier


[ Ajouter un commentaire ]   |  [ 0 Trackbacks ]   |  Lien permanent  |  Lien relatif  |   ( 3 / 1062 )
La poire et le fromage 
La poire est un des fruits préférés des enfants. Son utilisation est multiple. On peut la manger crue, cuite sur une tarte, mélangée dans une salade de fruits ou bien encore râpée dans une compote. La poire William est aussi distillée en une eau-de-vie judicieusement appelée « Williamine ». Il existe d’autres variétés que la William, par exemple la Guyot, la Passe-Crassane ou la Comice. Ce fruit charnu, très voisin de la pomme est apprécié non seulement pour son goût caractéristique, mais aussi pour sa richesse en vitamines.

Sa forme allongée a fait qu’elle donne son nom à divers appareils. Il y a en effet des « poires électriques », des « poires à lavement » et ne dit-on pas simplement que tel et tel ustensile à la forme d’une poire ? Mais la poire est aussi synonyme de naïf ou retardé. Se faire traiter de poire n’est peut-être pas le plus beau des compliments.

Le fromage quant à lui est d’origine animale. Il s’agit du résultat d’une coagulation du lait. Ce procédé peut énormément varier selon les régions. La teneur en sel et le vieillissement donnent au fromage une grande diversité de goûts, d’autant plus que le lait peut provenir de nombreux animaux comme la vache, la chèvre, le mouton ou encore le yack. Certains fromages dits « à pâte molle » sont parfois enrobés de champignons moisis afin de raffiner encore plus ce met onctueux. C’est également un aliment riche en calcium.

Le fromage est dégusté en de nombreuses occasions. Il est parfois râpé dans certains plats. La Suisse possède deux spécialités célèbres : La raclette et la fondue. La raclette est un bout de fromage que l’on chauffe et qui est directement versé dans l’assiette. La fondue, elle, est un « caquelon » de fromage fondu dans lequel on trempe des morceaux de pain. En France, il est souvent proposé en dessert dans de somptueux assortiments.

L’expression « entre la poire et le fromage », qui veut dire la gaîté et la liberté de la fin d’un repas, n’a rien à voir avec cela. Jadis, on ne finissait jamais un repas par du salé. Le sucré des fruits devait rester dans la bouche. D’où vient alors cette expression ? Le mot fromage découle du mot fourmage, lui-même issu de la fourme d’Ambert. C’était la forme en osier dans laquelle le fromage était égoutté. Mais elle servait aussi à confectionner toutes sortes de desserts qui étaient parfois servis avec des fruits.

Finalement, entre la poire et le fromage, que choisir ? Les deux bien évidement car bien que très opposés dans leurs origines et leurs goûts, ils s’associent à merveille. La brisolée l’illustre parfaitement. En effet, des poires justes mûres agrémentent les châtaignes tout autant qu’un bon morceau de fromage fraîchement descendu de l’alpage. Cette alliance propose un savoureux mélange de sucré et de salé, pour le plus grand plaisir des gastronomes.



« Tes pieds sentent le fromage ! »

Citation Populaire


[ Ajouter un commentaire ]   |  [ 0 Trackbacks ]   |  Lien permanent  |  Lien relatif  |   ( 3.1 / 975 )
Platate et Socron: dialogue urbain 
- […] Ainsi donc, Socron, voilà ta demeure ?
- Oui, Platate, une modeste tour comme il en existe beaucoup dans ton pays. Ne fait pas attention aux taudis qui l’entourent, le gouvernement ne les a pas encore fait raser.
- Qu’est ce donc que ce monde gris et dégénéré, questionna Platate ?
- Ce gris morne, mon cher disciple, ne fait qu’abriter les nombreux « vert-de-gris » qui jalonnent les rues de la cité. Ton monde dégénéré n’est qu’un monde de généraux ; oui Platate, des généraux avides d’engloutir cette ville dans les abîmes de l’Euphrate.
- Pourquoi dis-tu cela ? Socron, les paroles apocalyptiques qui sortent de ta bouche sont aussi malsaines qu’un marais remplit de moucherons.
- Ne te trompe pas de bouche! répliqua Socron. […] Vois-tu la maison blanche au bout de la rue ?
- Oui je la vois, répondit Platate. Elle est très belle, blanche comme une colombe, avec ses jardins idylliques.
- Hélas, mon pauvre ami, ne te laisse pas tromper par son apparence. L’âme de cette maison est aussi vide que celle de celui qui la gouverne. La blancheur de ses façades ne fait qu’obscurcir les sombres décisions qui y sont prises.
- Cependant, rétorqua Platate, cette gracieuse fontaine est fort à mon goût…
- Malheur à qui voudra s’y abreuver ! Enchaîna Socron. L’eau cristalline qui semble s’écouler de ce jet est en fait infectée d’or ; de l’or oui, mais de l’or noir.
- Socron, tu ne me fais voir que le côté obscur de cette étrange région. Montons au sommet de ta tour d’ivoire. Peut-être sentirons-nous moins le poids des malheurs qui semblent nous guetter. Je suis vraiment las.
- Justement, répliqua Socron, il vaut mieux pour toi que tu restes là, en bas avec moi.
- Et pourquoi donc ? S’interrogea Platate.
- Selon une vieille légende urbaine, le retour du roi engendrera la fin tragique des deux tours.
- J’avoue ne pas comprendre.
- Le roi est devenu empereur et son étau se resserre sur notre cité. A la conquête d’une terre qui ne lui appartient pas, il nous prend par la gorge jusqu’à ce que des ces rue de damiers ne restent plus que des amas de graviers. Oyez bonnes gens ! Le roi George vient nous libérer de notre courroux !
- Je ne puis plus supporter ça. Damnation !
- Il est trop tard Platate, répondit Socron. Regarde au loin, il y a déjà de la fumée.
- Ce n’est que la fumée de mon…heu… ce n’est pas un incendie.
- Que deviendront ces maisons jolies ?
Que feront ces enfants parmi les ruines ?
Qui pourra les aider dans leur vie ?
Qui remarquera leurs bouilles sibyllines ?
Ils crèveront dans les restes de ces briques rouges, rouges comme tes yeux, Platate.
- Ce… c’est le soleil qui irrite ma rétine.
- Les caniveaux deviendront fosse commune !
Le métro n’aura qu’une gloire posthume !
Les héros périront sous l’enclume !
La… mais tu fumes !
- Certes, je l’admets. Ne te fâche pas, Socron. Cela crée en moi une inspiration nouvelle
Arpentant les flancs d’une vallée inondée par tant de marais
Maintes fois pourchassés et dévorés par des méchants affamés
Ennuyés de toujours voyager, c’est là qu’ils battirent leur cité
Relatés par les vieux retraités, ce récit sans grand doute est vrai…
Et dire que ces quelques mots versifiés, bêtement vous lisez !

Voilà que l’avion s’est posé, malgré les abondantes chutes de neige
Indifférent aux cris des passagers, je ne vois que cet être plein de suie
La vie ne lui a pas sourit, ils sont ici nombreux à mourir de faim
La banlieue s’étend à l’infini, elle est réputée dangereuse pour un étranger
Et c’est ainsi que fini ma poésie qui reflète bien mon manque de génie
- Platate, mon ami, nous traitons bien mal.


[ Ajouter un commentaire ]   |  [ 0 Trackbacks ]   |  Lien permanent  |  Lien relatif  |   ( 3 / 980 )

Précédent